L’EARL des Bruyères, St Priest (69)

Membre du réseau des Fermes de Références dès sa création en 2011, Stéphane Peillet a participé à la rédaction de la charte d’engagement « Bonnes pratiques agricoles et apicoles ». Depuis, il ne cesse d’innover sur sa ferme localisée non loin de Lyon pour préserver les auxiliaires, la biodiversité et limiter les pollutions ponctuelles. Il évalue l’impact de ses pratiques grâce à l’indicateur carabes.

Présentation de l’exploitation

Attiré par l’innovation, Stéphane Peillet aime les nouveaux projets et les défis ! La proximité de l’agglomération lyonnaise, l’a conduit à aménager sa ferme pour recevoir les riverains. Il a rejoint dès sa création en 2011 le réseau de Fermes de références pour non seulement développer la communication mais aussi pour progresser et échanger avec les autres agriculteurs membres.

« Le projet, c’est d’essayer des méthodes de développement durable, témoigne-t-il. Le partenariat mis en place dans le réseau Fermes de références m’a beaucoup intéressé. Nous travaillons dans un esprit de co-construction. Si une idée fonctionne, nous la reconduisons, sinon elle est abandonnée et nous cherchons une autre solution.»

La ferme des Bruyères est un terrain d’expérimentation des bonnes idées pour répondre aux enjeux de l’agriculture durable, pour expliquer à tous le sens du métier d’agriculteur. D’ailleurs, Stéphane Peillet a participé à la création de la charte d’engagement « Bonnes pratiques agricoles et apicoles ».

Biodiversité et agronomie, exemples d’actions

La protection de l’eau et le suivi des populations d’auxiliaires des cultures comme les carabes font partie des actions clés mises en place par Stéphane Peillet sur sa ferme. Il souhaite démontrer qu’il n’existe pas d’opposition entre les pratiques de l’agriculture conventionnelle et le respect de la biodiversité.

Le parcours biodiversité 

La ville de Saint-Priest compte 45 000 habitants et fait partie de la métropole lyonnaise. Autant de potentiels promeneurs avec lesquels Stéphane Peillet peut avoir des échanges. Il a choisi d’installer sur son exploitation un itinéraire pédagogique. Des panneaux placés près des champs présentent les cultures et leur utilité. « Nous expliquons aussi à nos visiteurs et voisins pourquoi nous devons protéger nos cultures », complète-t-il.

  • Charte d’engagement « Bonnes pratiques agricoles et apicoles »
  • Stéphane Peillet accueille des ruchers dans ses champs. Il est à l’origine de la charte abeilles, rédigée en partenariat avec Bayer en 2012. Elle permet un dialogue constructif entre l’agriculteur et l’apiculteur ainsi que la mise en place de bonnes pratiques respectueuses des pollinisateurs.
  • Article "Agriculteur, apiculteurs : un rapprochement constructif

La biodiversité est évaluée avec l’indicateur « carabes ». Ces coléoptères, amateurs de limaces, sont présents en grand nombre sur l’exploitation. « Des journées de présentation ont été effectuées avec les agriculteurs voisins, ils ont trouvé cette démarche très intéressante », souligne Stéphane Peillet.

La connaissance des populations d’insectes auxiliaires est un bon indicateur de la biodiversité sauvage sur la ferme. Les parcours pédagogiques expliquant le rôle de ces insectes, leur biologie, existent aussi sur les fermes de Mesnard (Somme), Bulas (Beauce) et de Beauvezet dans le Gard. Les panneaux installés sur les parcelles facilitent l’échange avec les visiteurs non agriculteurs autour des pratiques respectant l’environnement.