Agriculteurs, apiculteurs : un rapprochement constructif

Engagé depuis 2011 dans la construction d'une relation entre agriculteurs et apiculteurs fondée sur le respect des bonnes pratiques, Bayer amplifie son action en 2012 avec l'édition d'une Charte d'engagement de bonnes pratiques agricoles et apicoles. Retour sur trois premières années d'engagement pour une relation constructive entre agriculteurs et apiculteurs.

Agriculture et apiculture : un bénéfice réciproque

Les pollinisateurs assurent la reproduction des plantes à fleurs. Ils contribuent à la pollinisation et à l’augmentation des rendements de nombreuses cultures (colza, tournesol, arbres fruitiers…)

En contrepartie, les espèces cultivées sont source de nectar (glucides) et de pollen (protéines), nécessaires au développement des colonies d’abeilles et à la production de miel.

Conscient de cette réciprocité et confronté au manque de dialogue entre ces deux professions, Bayer travaille depuis 2011 à rapprocher agriculteurs et apiculteurs autour des bonnes pratiques.

Retrouver un dialogue fertile

« Il fallait que nos deux professions réussissent à dialoguer. »

Stéphane Peillet
Céréalier agriculteur à Saint Priest (69)

Au printemps 2011, Bayer en partenariat avec le Cetiom et la section apicole de la FNSEA décident d’instaurer un dialogue entre le monde agricole et apicole. Avant même le début de la saison apicole et des premières applications phytosanitaires, des agriculteurs, des apiculteurs, des techniciens agricoles et des représentants d’organismes collecteurs (coopératives, négoces) se réunissent et échangent sur les techniques de pulvérisation (bas volume, buse, …) mais aussi sur l’heure des traitements, les conditions climatiques optimales, la mise en place des ruches…

De ces échanges naissent des mesures et moyens simples à mettre en œuvre pour limiter les pratiques à risque. Un suivi de plusieurs ruchers pendant la floraison du colza, période charnière pour l’apiculteur, a permis d’évaluer l’intérêt de la démarche.
Constat : une année 2011 satisfaisante avec une prise de conscience par le monde agricole des enjeux de la protection des pollinisateurs et de l’intérêt du respect des bonnes pratiques.

De ces échanges naissent des mesures et moyens simples à mettre en œuvre pour limiter les pratiques à risque. Un suivi de plusieurs ruchers pendant la floraison du colza, période charnière pour l’apiculteur, a permis d’évaluer l’intérêt de la démarche.
Constat : une année 2011 satisfaisante avec une prise de conscience par le monde agricole des enjeux de la protection des pollinisateurs et de l’intérêt du respect des bonnes pratiques.

Une Charte d’engagement pose le cadre de la relation

Il ne fait pas de doute que lorsque l’agriculteur comprend le fonctionnement d’une ruche et les techniques apicoles, il change sa perception du métier d’apiculteur. Il en est de même lorsque l’apiculteur prend conscience de la réglementation qui encadre les pratiques d’un agriculteur. Néanmoins, il s’est posé la question de comment renforcer le dialogue entre agriculteurs et apiculteurs. Pour y répondre, Bayer, avec l’appui d’un agriculteur, a créé une Charte d’engagements de bonnes pratiques apicoles et agricoles. Signée par les deux parties, celle-ci s’appuie sur une liste de points réglementaires et de bonnes pratiques propres à chaque métier. Parmi les points clés pour l’agriculteur se trouvent par exemple l’obligation de traiter en dehors de la présence d’abeilles sur les cultures attractives. Pour l’apiculteur, la charte renferme des recommandations telles qu’assurer et informer l’agriculteur de la gestion sanitaire du rucher, du bilan de la production de miel…. Au printemps 2012, quatre apiculteurs ont installé une partie de leur cheptel sur les exploitations des agriculteurs du réseau des Fermes de référence Bayer, participant ainsi à la validation du principe et du contenu de la charte.

« Un engagement de transparence pour une relation professionnelle constructive. »

Jan Ondrasik
Apiculteur à Saint Priest (69)