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Maladies secondaires du colza, quelle protection efficace ?

En contaminant les siliques, les maladies secondaires du colza provoquent des pertes de rendement. Mycosphaerella et dans une moindre mesure, la cylindrosporiose et l’oïdium sont davantage présents avec le changement climatique.


Tout au long de son cycle, le colza est vulnérable à plusieurs champignons, le plus dommageable étant le sclérotinia. Cependant, des maladies autrefois moins préoccupantes, comme le mycosphaerella, gagnent du terrain avec les hivers plus doux et pluvieux. Traditionnellement présente dans les régions de Poitou-Charentes, de la Bretagne, le mycosphaerella peut s’observer sur toute la façade Océanique, le Centre et l’Est de la France. « Cette maladie se développe rapidement et nos connaissances restent limitées », explique Gwénola Riquet, responsable de la gestion des maladies chez Terres Inovia.


La cylindrosporiose, quant à elle, s’intensifie ponctuellement mais elle reste localisée aux régions du Nord-Est et de l’Est de la France. Elle peut conduire à des symptômes dès l’automne et nécessite une vigilance y compris au printemps.


L’oïdium, qui exige des températures chaudes, se retrouve fréquemment dans le Sud-Ouest et systématiquement dans le Sud-Est. Cependant, il se développe ponctuellement dans des zones plus au nord à la faveur d’un climat qui devient plus clément.


Enfin, l’alternaria se montre plus discret ces dernières années.


Maladies secondaires du colza, symptômes possibles dès fin février

« L’impact des maladies secondaires se réalise en fin de cycle en affectant les siliques, mais les symptômes peuvent apparaître dès la reprise de végétation, indique Gwénola Riquet. Avec des hivers plus doux et si l’humidité est importante, ces pathogènes trouvent des conditions propices dès la reprise de végétation. »


Par ailleurs, les fortes pluies lors de la chute des pétales ne sont pas favorables au sclérotinia. « Au printemps 2024, la pression de sclérotinia est restée faible, car, en plus des conditions climatiques annuelles peu favorables à son expression, les pétales contaminés étaient lessivés des feuilles sans avoir le temps de les infecter, explique l’experte de Terres Inovia. En revanche, le mycosphaerella, plus tolérant aux températures fraîches du printemps et de fin de cycle, trouvait des conditions favorables pour se développer.»


Intervenir au stade G1 contre toutes les maladies de fin de cycle

Pour cibler ces maladies secondaires du colza, Gwénola Riquet conseille de privilégier « un traitement unique au stade G1 qui correspondant à la chute des fleurs ». Terres Inovia teste différentes solutions et modes d’action mais recommande l’usage des triazoles sur ces maladies secondaires. Le fongicide Propulse à 0,8 L/ha, reste aujourd’hui la référence de Terres Inovia en termes d’efficacité dans ses essais, une combinaison associant le prothioconazole et le fluopyram à une dose efficace.


Pilotage de la fertilisation azotée

Un développement excessif du feuillage entretient un milieu humide et favorise le contact entre les feuilles. Les spores se propagent alors plus facilement. Les apports azotés se raisonnent en fonction de l’objectif de rendement et se modulent si la pression en septoriose est importante.


Toutefois, si les conditions humides se maintiennent avec un risque élevé sur la parcelle, une seconde application fongicide est à envisager 10-20 jours après toujours avec des triazoles. L’objectif est de protéger les siliques. Dans les essais Bayer menés en 2024, Propulse positionné en G1 en situation dominante de myscosphaerella apporte 4 quintaux supplémentaires.


Enfin, la tolérance variétale à la cylindrosporiose est un levier agronomique complémentaire à intégrer dans les stratégies de protection contre les maladies du colza. La tolérance variétale au sclérotinia, est un levier supplémentaire à disposition dans les stratégies de gestion des maladies du colza.



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