En contaminant les siliques, les maladies secondaires du colza provoquent des pertes de rendement. Mycosphaerella et dans une moindre mesure, la cylindrosporiose et l’oïdium sont davantage présents avec le changement climatique.
Tout au long de son cycle, le colza est vulnérable à plusieurs champignons, le plus dommageable étant le sclérotinia. Cependant, des maladies autrefois moins préoccupantes, comme le mycosphaerella, gagnent du terrain avec les hivers plus doux et pluvieux. Traditionnellement présente dans les régions de Poitou-Charentes, de la Bretagne, le mycosphaerella peut s’observer sur toute la façade Océanique, le Centre et l’Est de la France. « Cette maladie se développe rapidement et nos connaissances restent limitées », explique Gwénola Riquet, responsable de la gestion des maladies chez Terres Inovia.
La cylindrosporiose, quant à elle, s’intensifie ponctuellement mais elle reste localisée aux régions du Nord-Est et de l’Est de la France. Elle peut conduire à des symptômes dès l’automne et nécessite une vigilance y compris au printemps.
L’oïdium, qui exige des températures chaudes, se retrouve fréquemment dans le Sud-Ouest et systématiquement dans le Sud-Est. Cependant, il se développe ponctuellement dans des zones plus au nord à la faveur d’un climat qui devient plus clément.
Enfin, l’alternaria se montre plus discret ces dernières années.