Nuisibilité
Une fois établi dans une région, le mildiou des cucurbitacées peut se propager rapidement et compromettre gravement la qualité des fruits et les rendements. Cette maladie s’attaque aux coloquintes, aux courges, aux citrouilles, aux melons et aux concombres.
Le mildiou contamine surtout les feuilles, ce qui ralentit la photosynthèse. Lorsque la température avoisine les 20° et est suivie de pluies, le champignon trouve alors les conditions idéales à son développement. En quelques jours, la maladie s’exprime et provoque la perte des feuilles des plants avec la destruction entière des champs. La croissance des fruits des plants infectés est perturbée, ils deviennent plus petits et peuvent se déformer. Leur qualité marchande est alors fortement réduite.
Biologie, cycle
Le mildiou des cucurbitacées est un pathogène spécifique de cette famille. Ce champignon se manifeste pendant les périodes de forte hygrométrie. L’infection se réalise s’il y a présence d’eau sur les feuilles. Et, lorsque les conditions de température sont également optimales, c'est à dire de 18 à 23 °C, le mildiou peut contaminer son hôte en deux heures ! Dans ce cas, les premiers conidiophores se forment au bout de trois à quatre jours. A noter que des températures élevées (35-37 °C) pendant plusieurs jours n’affectent pas le développement de la maladie.
La dissémination des spores s’effectue soit par le vent, soit grâce à des éclaboussures ou des ruissellements consécutifs à de fortes pluies. Le mildiou peut ainsi se généraliser sur une grande superficie grâce au vent ou à des repiquages successifs.
La survie de ce champignon d'une saison à l'autre est encore mal connue. Des études montrent que des cucurbitacées cultivées à contre-saison peuvent conserver des oospores provenant de la culture précédente. Les débris végétaux infectés servent aussi de réservoir.