2. La rotation permet également d’alterner et diversifier les modes d’action herbicides
Les rotations de 3 ou 4 ans de colza/blé/orge ou colza/blé/blé/orge sont favorables au développement des vulpins, ray-grass et bromes. Ces systèmes de cultures participent aussi à l’utilisation des mêmes modes d’action herbicide, d’où des risques de développement de résistance. En système sans labour, la situation s’aggrave encore. Les résistances deviennent de plus en plus préoccupantes et conduisent dans certains cas à des situations difficiles voire des impasses de désherbage.
L’introduction d’une nouvelle culture de printemps dans la rotation permet de repenser le désherbage en introduisant d’autres familles chimiques avec des modes d’action différents. Un point essentiel pour limiter le risque de résistances. Les modes d’actions des herbicides ou de leurs molécules ont des noms scientifiques difficiles à mémoriser. Pour s’y retrouver, l’organisme international HRAC les a classés et nommés par groupe de fonctionnement identique. On retrouve ainsi les modes d’actions des ALS dans le groupe B ou les modes d’actions des ACCase classés dans le groupe A.
Prenons l’exemple d’un blé où il y a du ray-grass. L’association d’un herbicide de classe A ou B à d’autres modes d’action alternatifs (K3, F1, etc…) permet de préserver son efficacité. Ces modes d’action sont également disponibles sur d’autres cultures de la rotation (maïs, betterave, etc…). Un intérêt de plus d’introduire ces cultures de printemps pour un désherbage efficace, responsable et durable.
De la même façon, d’autres cultures d’hiver sont intéressantes à utiliser dans une rotation, à l’image du colza. Dans l’exemple du désherbage du ray-grass, cultiver du colza permet d’avoir d’autres familles chimiques à disposition (K1, O, etc…).