Septoriose : vigilance tout au long du cycle du blé

La septoriose est la maladie la plus dommageable du blé avec des pertes allant jusqu'à 40 quintaux par hectare dans les parcelles non traitées. Elle se rencontre partout en France, avec une présence plus régulière dans la moitié Nord et l'Ouest du pays. Tous les grands bassins céréaliers peuvent être impactés.

Généralités

Définition

Mycosphaerella graminicola et Septoria tritici sont les deux formes du champignon responsable de la septoriose.

  • La première est la forme sexuée, surtout détectée dans les chaumes de blé.
  • La seconde se développe pendant la phase végétative de la culture.

Cette maladie est donc présente tout au long du cycle du blé.

Symptômes

La septoriose est une maladie foliaire dont les symptômes se manifestent par l’apparition de taches ovales, dans un premier temps de couleur jaune (chlorose), qui virent par la suite au brun (nécrose).

Il se forme ensuite dans ces zones nécrosées des petites boules noires (les pycnides), visibles à l’œil nu et caractéristiques de la maladie. Ces pycnides sont nécessaires à la propagation de la maladie au champ.

Nuisibilité

À savoir

La septoriose peut provoquer jusqu’à 40 % de pertes de rendement en nécrosant les feuilles et réduisant en conséquence le phénomène de photosynthèse.

Cycle

La maladie est causée par l’attaque d’un champignon qui peut être présent sous deux formes au champ : la forme sexuée (Mycosphaerella graminicola) et la forme asexuée (Septoria tritici).

  • A l’automne, le champignon, présent sur les résidus de paille, va contaminer les jeunes pousses de blé et débuter son développement.
  • En hiver, sa progression est ralentie par les conditions climatiques défavorables.
  • Au printemps, les températures plus clémentes vont réactiver l’épidémie. Les symptômes apparaissent et les pycnides vont assurer la propagation de la maladie par effet « splashing » (projection des spores par les gouttes de pluie) des étages foliaires inférieurs vers les étages supérieurs, mais aussi aux plantes voisines.

La période de risque de contamination se situe du stade 2 nœuds jusqu’au stade floraison.

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