Oïdium du melon, nuisible à la qualité

Les attaques d'oïdium peuvent intervenir à n'importe quel stade de la plante, en serre comme en plein champ.

Généralités

L’oïdium est une maladie récurrente des cucurbitacées. Sur melon, deux espèces peuvent être observée et parfois simultanément : il s’agit d’Erysiphe cichoracearum et de Sphaerotheca fuliginea. Pour cette dernière espèce, cinq races sont définies selon les variétés de melons qu’elles peuvent attaquer (Sf1, Sf2, Sf3, Sf4 et Sf5) mais seules les races Sf1, Sf2 et Sf5 sont fréquentes.

 

Symptômes

Au champ, il est impossible de discerner Sphaerotheca fuliginea de Erysiphe cichoracearum.

Dans les deux cas des taches blanches, à effet poudreux, s’étendent sur les faces inférieures et supérieures de la culture pour coloniser complètement le limbe. L’expression de la maladie est différente sur les variétés de melons résistantes, matérialisée par des taches jaunes de loin en loin. Si les tiges et les pétioles peuvent parfois être recouverts de poudre blanchâtre, les fruits sont plutôt épargnés.

Oïdium sur melon
Oïdium sur melon

Nuisibilité

Les attaques d’oïdium  provoquent rarement la destruction de la plante entière mais peuvent se dérouler tout au long du cycle de la plante. En affectant les tiges et les feuilles, cette maladie provoque des pertes de rendement et surtout une baisse de la qualité des fruits.

Biologie, cycle

L’oïdium apparaît au début du printemps sur les cultures sous abri et se propage sur les cultures de plein-air à partir de mai.

 

Particularité des souches d’oïdium : elles n’ont pas besoin d’eau libre pour se propager. Le contact avec l’eau aurait même un effet néfaste sur les spores réduisant alors les possibilités de contamination. Cependant un taux d’humidité très élevé est nécessaire pour que la germination des spores s’opère. En conditions idéales, sept jours séparent la germination de l’apparition des symptômes. L'oïdium apprécie alors les situations où se succèdent une période sèche et une période humide mais sans forte pluie.  Ce pathogène est peu exigeant vis-à-vis de la température. Des études considèrent qu’il peut survivre dans des plages de température très larges allant de 10 à 35 °C, avec un optimum de 23 à 26 °C.

La survie des spores d'oïdium peut avoir lieu via une succession de cultures de la même famille, en l’occurrence les cucurbitacées, ou via des adventices hôtes : plantain, laiteron, séneçon, liondet… Les spores sont ensuite disséminées par le vent.