Chénopode blanc : la plus fréquente des adventices en culture de printemps

Le chénopode blanc figure parmi les adventices majeures de la betterave : 9 plants au m² lors de la fermeture des lignes entraînent une perte de rendement en sucre de l'ordre de 10%.

Définition

Le chénopode blanc, Chenopodium album L., figure parmi les adventices majeures des cultures de printemps. C’est aussi une des adventices les plus préjudiciables. Par exemple en betterave : 9 plants au m² lors de la fermeture des lignes entraînent une perte de rendement en sucre de l’ordre de 10%.

Ses cotylédons sont elliptiques, charnus, se rétrécissant en un court pétiole bien défini. La face inférieure est souvent rougeâtre. Ses feuilles sont ovales à triangulaires, plus longues que larges et lancéolées. Les plus jeunes sont couvertes d’une couche farineuse. Sa tige peut atteindre 150 cm. Sa floraison se produit en été et au début de l’automne.

Cartographie fréquence chénopode blanc

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Nuisibilité

En culture de betterave, dans des situations de salissement où un plant de chénopode et un plant de renouée sont décelés, les pertes de rendement à l’hectare par rapport à un témoin « propre » sont de 14%. Avec trois chénopodes, le rendement chute de 23%.

Le pire score se retrouve avec trois chénopodes, deux renouées, 1 morelle et 1 armoise au m². Un tel cocktail fait perdre 46% de potentiel de rendement par rapport au témoin.

Autre critère : le seuil de nuisibilité à la fermeture des lignes. Il est de 0,5 pieds de chénopodes au m².

La production de graines par plante est très variable, estimée à 3000 en moyenne (200 à 20 000).

À savoir

En maïs, pour lutter contre le chénopode blanc, la lutte chimique est le levier le plus efficace. Le recours aux méthodes agronomiques préventives limite la pression des adventices. Le labour est intéressant pour enfouir les graines.

Concurrence des mauvaises herbes

Les adventices concurrencent la culture même à un très faible nombre au m².

Chénopode 0,5 au m²
Lamier 3 au m²
Véronique 10 au m²
Gaillet 3 au m²
Morelle 0,1 au m²
Renouée persicaire 0,5 au m²
Renouée des oiseaux 1 au m²
Pâturin 10 au m²
Vulpin 2 au m²
Sanve 2 au m²

Lutte

Pour lutter contre le chénopode blanc, la lutte chimique est le levier le plus efficace

Dans les betteraves, en post–émergence de l’adventice, du stade début levée à 2 feuilles développées avec la gamme Betanal ou la solution Tramat®.

Il suffit d’un chénopode tous les 2 m² pour occasionner une perte de rendement. Face à cette forte nuisibilité, les solutions beta-technologie font régulièrement la preuve de leur efficacité supérieure.

La beta-technologie : +9% d'efficacité sur chénopode

Pour les pommes de terre, en application de prélevée avec une des solutions Bayer.

Le recours aux méthodes agronomiques préventives limite la pression des adventices. Le labour est intéressant pour enfouir les graines.

Comparaison efficacité chénopode : beta technologie / BTGV

Essais 2017 département 51 - Témoin : 70 chénopodes / m²

Cycle

Le chénopode blanc germe de la fin du printemps à l’automne. Il fleurit en plein été et à l’automne.