Marché du carbone : quelles opportunités pour les agriculteurs en grandes cultures ?

Face aux enjeux climatiques l’agriculture a un rôle à jouer en réduisant ses émissions de gaz à effet de serre et dans la séquestration du carbone. C’est en effet la seule activité économique avec les forêts à pouvoir stocker du carbone dans le sol. Mais concrètement, comment faire en grandes cultures sur l’exploitation ? Quelles pratiques mettre en œuvre et pour quels résultats ?

Hervé Mesnard, agriculteur en grandes cultures a mis en place différents leviers pour séquestrer le carbone sur son exploitation. Découvrez son témoignage

Hervé Mesnard, est situé dans la Somme près d’Amiens (80).

Son assolement est composé de blé, colza, pomme de terre et betteraves et il pratique l’agriculture de conservation des sols.

"C’est la richesse du sol que d’enrichir le sol en carbone, ça va dans le bon sens pour l’environnement et pour la fertilité du sol"
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Pour améliorer son bilan carbone déjà presque à l’équilibre, il envisage différents leviers pour optimiser à la fois le stockage du carbone et la vie du sol...

[Replay webinar] Marché du carbone : quelles opportunités en grandes cultures ?

Neutralité carbone, décarbonation, séquestration par les écosystèmes… Aujourd’hui, le sujet de l’empreinte carbone liée aux activités humaines et de leurs répercutions en termes d’émissions de gaz à effet de serre s’invite dans tous les débats.

Et l’agriculture, on le sait, a sa carte à jouer pour réduire cet impact sur l’environnement. Notamment en limitant le recours aux énergies fossiles, en modifiant les assolements, en implantant des intercultures… Mais quand on est à la tête de son exploitation, pas facile de s’y retrouver pour comprendre les enjeux et les leviers : Quelles pratiques mettre en œuvre ? Et pour quels résultats ?

Lors du webinar Culture Champs du 21 octobre dernier, nos expertes Alice Nolli (Responsable Projet Carbone France - Bayer) et Virginie Chevallier (Responsable études - Bayer) vous ont proposé un tour d'horizon sur le sujet en 60 minutes, pour mieux comprendre...

Un moment d'échanges et de partages durant lesquels nos expertes ont également pris le temps de répondre aux nombreuses questions des participants.

Stockage du carbone : quel impact sur la vie du sol ?

Qu'en est-il des produits/pratiques qui modifient le K1 du sol ? 

Les produits ou les pratiques qui modifient le coefficient d'humification (K1) du sol n'ont pas été étudiés lors de cette première phase d'expérimentations. 

Comment les micro-organismes stockent-ils le carbone ?

Ce ne sont pas les micro-organismes en tant que tels qui stockent le carbone, mais ils permettent la transformation des résidus de culture en humus. C'est ce dernier, très riche en carbone organique, qui va permettre de stocker du carbone dans le sol sur le long terme. Si les micro-organismes sont amenés à disparaitre (inondation, grosse sécheresse, etc...) alors l'humification n'aura plus lieu et les phénomènes de minéralisation reprendront le dessus, ce qui entrainera un relargage de gaz à effet de serre dans l'atmosphère.

Quelle est la sensibilité du stockage aux aléas climatiques (sécheresse, excès d'eau...) ?

Les aléas climatiques ne sont pas bons pour le stockage du carbone dans le sol. La capacité qu'a un sol à stocker dépend des micro-organismes qui le peuplent. En effet, ils permettent la transformation des résidus de cultures en humus. Et c'est cet humus, très riche en carbone organique, qui va permettre de stocker du carbone dans le sol sur le long terme. Si ces micro-organismes sont amenés à disparaître (inondation, grosse sécheresse, etc...) alors l'humification n'aura plus lieu et les phénomènes de minéralisation reprendront le dessus, ce qui entrainera un relargage de gaz à effet de serre dans l'atmosphère.

L'exportation des plantes entières pour un méthaniseur "décarbonne" donc le sol ?

L'exportation des plantes entières ne provoque pas de "déstockage" du carbone du sol, mais cette pratique limite sa capacité à stocker davantage de carbone organique.

Les résidus émettent-ils autant de Protoxyde d'azote (N2O) selon qu'ils sont enfouis ou laissés en surface (semis direct) ?

Les résidus (et les engrais) émettent moins de N2O lorsqu'ils sont enfouis.

Avez-vous envisagé des approches stockantes via l'apport de certains micro-organismes ? Si oui, lesquels ? 

Non, nous n'avons pas encore envisagé cette approche.

L'équilibre du rapport C/N (Carbone/Azote) est important pour le fonctionnement du sol. Si j'augmente le C, dois-je augmenter le N ?

Oui c'est effectivement un point à surveiller. La première étape consiste à faire une analyse de sol avant toute réflexion. Le fait que le C/N soit élevé fera que les résidus de culture seront moins digérables par la faune du sol, mais comme il y aura une faune importante et très dynamique, normalement il ne devrait pas y avoir d'incidence négative en terme de fertilité du sol.

Accéder au marché du carbone : concrètement, comment faire, quelles solutions ?

Comment calculer son empreinte actuelle ? Un outil de diagnostic est-il disponible ?

Pour calculer votre empreinte actuelle, retrouvez la liste des structures habilitées à la réalisation du diagnostic près de chez vous sur ce site du gouvernement.

NB : Pour les agriculteurs installés depuis moins de 5 ans, ce diagnostic est subventionné à hauteur de 90 %.

Comment faire le choix du diagnostic initial ?

Actuellement nous n'avons pas encore de recul sur les différences de résultats de bilans initiaux selon les différentes méthodes disponibles. Pour information, le gouvernement met à disposition la liste des structures habilitées à la réalisation du diagnostic près de chez vous sur ce site

NB : Pour les agriculteurs installés depuis moins de 5 ans, ce diagnostic est subventionné à hauteur de 90 %.

Selon les gains potentiels des actions simulées comment faire pour s'inscrire dans un programme bas-carbone ? Et auprès de qui ?

Pour se lancer dans un programme il faut vous rapprocher d'intermédiaires qui vont vous proposer comme première étape de réaliser un bilan carbone et de discuter de votre marge d'action. Des leviers bas-carbone intéressants à mettre en place vous seront présentés. Ensuite, dans une deuxième étape, si vous décidez de mettre en place certains de ces leviers sur votre exploitation, alors vous pourrez vous engager dans un programme bas-carbone d'une durée déterminée (en général 5 ans).

Les bénéfices affichés intègrent-ils les coûts de certification ?

Oui, la rémunération proposée aux agriculteurs (autour de 30€/tonne), prend en compte les coûts de certification. Par exemple, pour une tonne de CO2 rémunérée 30€ à un agriculteur et qui sera vendue environ 40€ à une industrie émettrice de gaz à effet de serre (GES), l'intermédiaire conservera 10€ qui lui permettront de financer l'organisme certificateur, ses frais de fonctionnement et sa marge.

Comment tenir compte de la réversibilité du stockage de carbone dans les sols dans la rémunération des efforts de stockage ?

Les systèmes mis en place diffèrent selon les intermédiaires, mais il est souvent prévu de ne verser à l'agriculteur qu'une partie de ce qui lui ait dû pendant les 5 premières années du projet et de verser le solde lors des 5 années suivantes, ce qui permet d'inciter l'agriculteur à maintenir ses pratiques bas-carbone sur les 5 années qui suivent son programme.

Un agriculteur qui, à ce jour, a une faible marge de progression en terme de stockage de carbone (qui fait déjà le maximum ou presque) sera t'il écarté du marché volontaire du carbone ? Autre option doit-il revenir à du conventionnel avec labour, sans couvert etc... ?

Tout dépend de la méthode utilisée. Certaines méthodes puristes, ne prennent en compte que les gains réels de carbone par rapport au diagnostic initial car l'objectif est de faire mieux qu'avant le lancement du projet bas-carbone. Mais d'autres méthodes permettent de ne pas pénaliser les agriculteurs qui avaient déjà de bonnes pratiques. Par exemple :

  • La méthode du Label Bas-Carbone française permet aux agriculteurs qui ont déjà de bonnes pratiques de se référer aux émissions de CO2-eq de la moyenne des agriculteurs de leur région et d'être rémunérés par rapport à cette référence régionale.
  • La méthode de Cool Farm Alliance, permet de rémunérer des agriculteurs qui ont des pratiques bas-carbone qui sont mises en place par moins de 20 % des agriculteurs de leur région.

Peut-on simuler par rapport à une référence départementale plutôt que par rapport à sa situation actuelle ?

Oui exactement la méthode du Label Bas-Carbone permet de se référer à la moyenne d'émission de CO2-eq de sa région et d'être rémunéré sur la différence par rapport à cette référence régionale. La définition de la référence peut changer d'une méthode de calcul à l'autre et certaines méthodes de calcul puristes ne prennent en compte que les gains réels de Carbone par rapport au diagnostic initial.

Les émissions sont-elles calculées à l'échelle de la rotation ? Si oui, est-ce vraiment lié à l'assolement ?

Oui les bilans carbone (émissions et stockage) sont calculés à l'échelle de la rotation complète, donc effectivement ces bilans sont très liés à l'assolement.

Peut-on coupler l'outil MRV avec un outil de blockchain afin d'atténuer les risques de fuites ?

Les outils à mettre en place sont en effet à valider. Un élément essentiel sera de garantir la mise en place des mesures à l’échelle de la parcelle. Le développement d’une approche MRV (Le Label Bas Carbone est fondé sur le principe : mesure, notification et vérification (MRV)) de très haute qualité est au cœur de notre stratégie.

En ferme d’élevage avec méthanisation des effluents ou en ferme céréalière avec des cives/cultures : est ce un levier positif ?

Impossible de vous répondre à ce stade. Nous disposons de trop peu d'éléments de contexte pour pouvoir comparer ces 2 situations.

Introduire des légumineuses a un vrai intérêt sur le bilan mais représente une réelle perte économique, avez-vous des conseils ? 

En effet, il existe un risque de perte économique. Il est donc très important d'étudier la rentabilité d'un projet bas-carbone avant de se lancer, notamment en sélectionnant les leviers bas-carbone les plus pertinents vis-à-vis de l'exploitation.

La tonne de carbone est à 57,8 € sur investing.com et non à 30 €, pourquoi ?

Attention à bien différencier le prix auquel l'agriculteur est rémunéré (environ 30 €/tonne de CO2 actuellement), versus le prix d'achat des tonnes de CO2-eq payé par les industries qui cherchent à compenser leurs émissions carbone (autour de 50€/tonne de CO2-eq actuellement). La différence entre ces 2 tarifs correspond au chiffre d'affaire de l'organisme intermédiaire qui va mettre en relation l'agriculteur et l'industrie.

Par rapport aux haies, comment ce système environnemental sera t-il rémunéré aux exploitants ? Quel sera le système de mesure pour cette méthode d'implantation ?

Pour l'implantation de haies, il faut se référer à la "méthode haie" validée par le gouvernement. Les intermédiaires qui proposent des programmes bas-carbone intègrent cette méthode haie dans leurs calculs. Ce qui est pris en compte : le nombre de kilomètres linéaires de haies plantées sur l'exploitation. Les haies permettent d'améliorer le stockage du carbone et contribuent aux co-bénéfices tels que le développement de la biodiversité.

Vous avez évoqué le prix de 30 € la tonne de CO2 ? Quelle en est la source ?

Il s'agit du prix annoncé par les intermédiaires qui sont apparus sur le marché du carbone en agriculture. Il s'agit du prix minimum qui devrait augmenter lorsque la demande en crédits carbone deviendra plus conséquente.

Existe-t-il un mécanisme Swap pour convertir ces tonnes en ETS ?

A notre connaissance, pas pour le moment.

Les agriculteurs qui vendent des crédits carbone aux entreprises fabriquant des engrais permettent de réduire indirectement l'empreinte des exploitations (puisque la fabrication de l'engrais aura un bilan carbone plus faible). Vrai ou faux ?

Faux. Le raisonnement n'est pas correct car les données qui sont prises en compte dans les modélisations qui permettent de calculer les bilans carbone ne s’appuient pas sur des rapports carbone qui intégreraient des utilisation de crédits mais bel et bien des calculs d’émissions réelles.

Quelles initiatives Bayer met en place pour aider les agriculteurs ?

Pourquoi Bayer s'intéresse t-il à la lutte contre les changements climatiques ?

Bayer a pris des engagements forts pour le climat, la réduction de ses émissions d'une part et l'accompagnement du monde agricole pour réduire les émissions de GES de 30 % d'ici 2030 (par kg de culture, principaux marchés agricoles). Pour en savoir plus.

Par ailleurs, Bayer s'intéresse à tout ce qui va impacter de près ou de loin le métier des agriculteurs car notre rôle est de les aider à produire dans les meilleures conditions et de manière durable. Les agriculteurs font partie des personnes qui subissent le plus les conséquences du changement climatique. Or, nous avons la capacité de proposer un outil qui facilitera l'accès des agriculteurs au marché du carbone, ce qui leur permettra de jouer un rôle majeur dans la lutte contre le réchauffement climatique, tout en complétant leurs revenus.

Pouvez-vous rappeler les pays concernés et la date de mise à disposition du logiciel ?

Les 7 pays concernés par des expérimentations de leviers bas-carbone sont : France, Allemagne, Ukraine,  Belgique, Espagne, Danemark et Grande-Bretagne.

Le module "Carbone" de notre outil Climate FieldViewTM devrait être disponible sous forme de pilotes en 2023.

Quand ces services seront-ils proposés aux agriculteurs ?

La mise en place d’un programme carbone passe par de nombreuses étapes et Climate FieldViewTM sera une des composantes essentielles de ce que nous pourrons proposer aux agriculteurs dans notre outil de monitoring et de vérification. Ces services seront proposés sous forme de pilotes aux agriculteurs lorsque le module "Carbone" sera prêt, à partir de 2023.

Quand l'outil carbone Bayer par FieldViewTM sera-t-il commercialisé ?  L'est-il déjà dans d'autres pays ?

Le module "carbone" de Climate FieldViewTM n'est commercialisé dans aucun pays pour le moment. Nous ciblons une commercialisation en France pour 2025, mais la mise en place de pilotes pourrait intervenir avant.

Bayer n'est-il pas acheteur ?

Bayer n'est pas acheteur pour le moment, car le marché est encore en pleine structuration.

Combien étions-nous à suivre ce webinaire ?

307 inscrits, 171 participants.

Votre module de calcul carbone sera-t-il calé sur la méthode carbone ?

Bayer n'a pas encore validé la méthode de calcul bas-carbone qui sera utilisée par le module carbone de l'outil Climate FieldViewTM. Nous testons actuellement différentes méthodes dont la méthode développée par la Cool Farm Alliance (méthode internationale). Nous testons également la méthode Label Bas-Carbone en France.

A 30 €/t après abonnement FieldviewTM et pour les exploitations déjà vertueuses, c'est encore l'agriculteur seul qui n'aura aucun gain ?

Les 30 €/tonne de CO2 mentionnés correspondent au prix plancher de la rémunération proposée par les intermédiaires. Ce prix est amené à augmenter dans les mois/années à venir. L'abonnement FieldviewTM comprend bien d'autres services, en plus du module Carbone, qui vous permettront un retour sur investissement. Le module Carbone sera simplement ajouté aux fonctionnalités de l'outil existant. Pour les exploitations déjà vertueuses, il est possible de se comparer à la référence régionale (dans le cas de la méthode du Label bas-carbone), ce qui devrait permettre de maximiser la rémunération liée aux atténuations carbone. Il est également important de mentionner les co-bénéfices induits par la mise en place de pratiques bas-carbone sur une exploitation : amélioration de la biodiversité, de la qualité de l'eau, de la structure du sol, etc.

Selon quelle(s) méthodologie(s) seront réalisée(s) les bilans carbone avec l'outil MRV développé par Bayer ?

Pour le moment nous sommes encore en train de tester plusieurs méthodes de calcul. Celle que nous considérons actuellement est la méthode proposée par la Cool Farm Alliance (via leur outil Cool Farm Tool), mais rien n'est encore acté pour le moment.

Bayer va-t-il proposer des financements et accompagnements aux agriculteurs ?

Le marché est encore en pleine structuration, il est trop tôt pour pouvoir répondre à cette question.

Y a-t-il une protection des données récoltées par l'outil de MRV de Bayer ?

Oui, comme tous les outils développés par Bayer, nous sommes en conformité avec la RGPD.

Quelles sont les données acquises par l'outil de MRV de Bayer ?

Les données acquises par l'outil MRV de Bayer seront les informations liées : 

  • au contexte pédoclimatique
  • à l'historique de la parcelle (rotation complète
  • aux pratiques historiques (sur les 2-3 dernières années) et aux pratiques bas-carbone nouvellement mises en place
  • aux types et quantités d'intrants utilisés (notamment concernant les engrais)
  • aux équipements utilisés sur l'exploitation (pour estimer la consommation de combustibles et électricité)
  • etc.

Vous parlez de faire des expérimentations dans 7 pays, mais il n'existe aucun Label Européen. Quels seront les calculateurs utilisés par pays ?

Nous testons différentes méthodes dont des méthodes européennes telles que celles développées par Cool Farm Alliance (le Cool Farm Tool). A noter, qu'une méthode de calcul bas-carbone Européenne est en cours de développement et serait disponible à horizon 2023.

Comment voyez-vous le rôle de Bayer dans le marché Carbone ? uniquement fournisseur d'un outil, ou également porteur de projet ou mandataire ?

Notre premier objectif est effectivement de mettre à disposition notre outil MRV. Concernant la possibilité d'être porteur de projet ou mandataire, nous estimons que le marché n'est pas encore suffisamment structuré pour savoir si nous devons prendre position ou non.

Autres questions

Confirmez-vous que le mode d'exploitation en AB est limitante au stockage du carbone car l'un des buts est de produire de la biomasse et de l'exporter ? Ainsi, ce système incite plus à une tendance de déstockage. D'autres leviers doivent-ils être trouvés ?

Nous n'avons pas d'éléments par rapport à l'exportation de la biomasse qui serait différente en AB par rapport au conventionnel. En revanche en agriculture biologique, les émissions de CO2-eq sont souvent nettement réduites par rapport au conventionnel car les engrais utilisés sont organiques. Pour le stockage, les mêmes contraintes et les mêmes leviers qu'en agriculture conventionnelle peuvent être envisagés. Par contre, pour un volume de denrée produit équivalent, les rendements étant plus faibles en agriculture biologique, l'agriculteur aura besoin de plus grandes surfaces agricoles ; Ces surfaces supplémentaires prises sur de la prairie ou de la forêt seront par conséquent moins stockantes (car les prairies et forêts sont les systèmes permettant de stocker le plus de carbone dans les sols) et entraîneront par ailleurs une perte de biodiversité sur ces mêmes surfaces.

Vous avez parlé d'une méthode de calcul bas-carbone sur une culture pérenne type vigne. Qui est à l'initiative de cette méthode ?

L'IFV est est train de développer une méthode de calcul bas-carbone pour la vigne. 

Ce système est-il possible à mettre en place en monoculture viticole par exemple ?

Oui il sera possible de mettre en place ce système en monoculture viticole lorsque la méthode de calcul bas-carbone pour les vignes aura été publiée par l'IFV et validée par le gouvernement. Cette méthode devrait être publiée et validée en 2022. 

Est ce que le diaporama pourra nous être envoyé ?

Oui, le support de présentation sera envoyé à toutes les personnes qui se sont inscrites au Webinar.

Qu'en est-il des exploitations porcines ou volailles (hors sol) avec cultures de ventes ? Une idée ?

Il n'existe pas encore de méthode de calcul bas-carbone pour les élevages de porcs ou de volailles. Les méthodes seront probablement développées dans les années à venir...

Quel est le niveau d'émission global des exploitations en question ?

Vous trouverez la réponse au sein du replay !