Université : échanger avec les différents acteurs

« Tous acteurs pour une nouvelle approche de la pulvérisation ? Enjeux, moyens et perspectives » Tel était le thème principal de la 4ème Université Bayer qui a réuni le 6 février 2014 à Marne-la-Vallée 450 conseillers de la distribution agricole et de la prescription, des experts techniques des grandes cultures et de la viticulture, ainsi que des agriculteurs et viticulteurs.

« Le sujet est vaste : la pulvérisation évoque à la fois l’efficacité agronomique des traitements, la réglementation, les impacts sur l’environnement et la sécurité des opérateurs, l’image des agriculteurs et aussi leurs attentes en matière de conseils. » a d’emblée précisé Rémy Courbon, Directeur Marketing chez Bayer « et en matière de pulvérisation, qui dit conseils dit partage de connaissance, car chacun d’entre nous ne détient qu’une partie du savoir. »

C’est pourquoi Bayer a souhaité donner la parole à un grand nombre d’acteurs lors de la séance plénière : agriculteurs, prescripteurs, constructeurs et officiels, avec notamment la participation de Guerric Ballu, directeur général du groupe Exel-industries, Vincent Polvèche de Gip Pulvés, coordinateur des contrôles de pulvérisateurs en France, Philippe Reulet du Ministère de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Forêt et Sonia Grimbulher chercheur en expologie (sécurité de l’opérateur face aux risques chimiques) à l’IRSTEA. De cette matinée se sont dégagés un certain nombre d’enseignements partagés par tous, ainsi que des pistes d’avenir :

  • les agriculteurs n’ont pas tous le même niveau d’information : ils ont besoin de repères ;
  • les marges de progrès existent : la vulgarisation sera déterminante ;
  • les Bonnes Pratiques Agricoles se développeront grâce aux échanges entre les acteurs ;
  • la co-constrution et les initiatives concrètes entre les acteurs seront primordiales.

Bayer apporte sa contribution en matière de pulvérisation au travers de programmes concrets bâtis pour le long terme. Des partenariats existent depuis de nombreuses années avec des constructeurs de pulvérisateurs tels que Berthoud ; ils ont notamment abouti à la reconnaissance officielle de matériels permettant de réduire la dérive en viticulture ; ils se traduisent aussi par des programmes de formation croisée (connaissance « phyto » par les équipes Berthoud - connaissance « pulvé » par les équipes Bayer) et des projets techniques et actions de communication communs.

Par ailleurs, Berthoud et Bayer collaborent sur un projet innovant d’injection directe, le Cleansprayer, présenté au SIMA 2013.

En partenariat avec la société allemande Agrotop, Bayer va prochainement proposer easyFlow. Présenté pour la 1ère fois en France lors de l’Université, easyFlow est un système de transfert performant et innovant, du bidon au pulvérisateur, sans contact entre le produit et l’utilisateur lors de la préparation.

Les services d’accompagnement demeurent l’une des priorités de Bayer : Un OAD d’aide à la pulvérisation est en cours de développement et l’opération pédagogique au champ « Pulvé Fluo » se poursuit en viticulture, avec un projet de développement en arboriculture.

Deux ateliers se sont déroulés à la suite de la réunion plénière pour préciser les enjeux concernant les grandes cultures et la vigne :

 

  • L’atelier Grandes cultures était consacré à la gestion des risques de résistance aux herbicides dans la rotation. Christophe Délye de l’Inra de Dijon a fait le point sur l’état des résistances en France. Un éclairage mondial a été apporté par Harry Strek et Ralph Bagwell, de Bayer Allemagne, avec l’exemple des résistances au glyphosate aux USA. Ludovic Bonin, d’Arvalis-Institut du Végétal, et Mathieu Hingant, chef marché herbicides céréales chez Bayer, ont quant à eux rappelé les préoccupations actuelles des agriculteurs en terme de désherbage dans la rotation. Ils ont insisté sur les grands principes de prévention, fondés sur un raisonnement global sur le long terme, au sein de la rotation, avec l’aide de leviers agronomiques et l’utilisation raisonnée d’herbicides. Face à l’évolution de la flore et au durcissement de la réglementation, ces principes prennent toute leur importance pour sauvegarder la performance des spécialités phytosanitaires actuellement disponibles, d’autant qu’aucun nouveau mode d’action n’est attendu avant sept à dix ans.
  • L’atelier Vigne s’est centré sur les stratégies innovantes de protection répondant aux enjeux sociétaux. L’objectif est de limiter les résidus dans le vin, d’obtenir une meilleure qualité de la pulvérisation, de s’appuyer sur l’agronomie et d’utiliser en complément des produits phytosanitaires classiques, les solutions de biocontrôle. Aussi pour mieux accompagner la filière, Jean-Luc Dedieu, chef marché vigne Bayer a levé le voile sur la stratégie « Itinéraire d’avenir ».

 

 

 

L’expérimentation reste fondamentale pour éprouver la pertinence des nouveaux itinéraires en vigne. Marie-Catherine Dufour de l’IFV et Laurent Panigai du CIVC ont cité le programme de recherche EcoViti, les travaux sur les vignes résistantes à l’oïdium et au mildiou ainsi que l’outil de mesure de la biomasse, Physiocap. Pour Jean-Noël Pitte, géographe et président de l’Académie des vins de France, le vin est devenu un élément de sociabilité, gage de culture. Son mode de conditionnement est tout aussi pertinent pour gagner des parts de marché et c’est ce que s’est attaché à démontrer Alfredo Coelho, de SupAgro Montpellier.

« Le sujet est vaste : la pulvérisation évoque à la fois l’efficacité agronomique des traitements, la réglementation, les impacts sur l’environnement et la sécurité des opérateurs, l’image des agriculteurs et aussi leurs attentes en matière de conseils. » a d’emblée précisé Rémy Courbon, Directeur Marketing chez Bayer « et en matière de pulvérisation, qui dit conseils dit partage de connaissance, car chacun d’entre nous ne détient qu’une partie du savoir. »