Protéger la ressource en eau

Pour éviter le transfert de substances actives vers les cours d’eau, la réglementation demande la préservation d’une zone non traitée (ZNT). D’une largeur allant de 5 à 50 m, elle dépend de la culture et du produit utilisé mais a toujours la même utilité : intercepter le ruissellement et dégrader les substances actives.

Il existe trois risques de transfert d’une substance active vers une ressource en eau :

  • le drainage
  • le ruissellement
  • la dérive.

Cela dépend du type de sol, des conditions climatiques et des techniques de traitement.

Afin de diminuer ces risques, l’utilisateur de produits phytosanitaires doit prévenir les pollutions, qui peuvent être de deux sortes : ponctuelles ou diffuses.

Dans le premier cas, l’installation d’une aire de lavage et de préparation de bouillie ainsi qu’un bon entretien du pulvérisateur assurent une prévention efficace. Dans le second cas, pour réduire au maximum la pollution diffuse, il faut agir sur les techniques de traitement.

Réduction de la ZNT

Définition

La ZNT est une zone qui ne peut recevoir aucune application directe, par pulvérisation ou poudrage, de produit phytosanitaire. Cette zone se caractérise par sa largeur en bordure d’un point d’eau au sens de l’arrêté du 4 mai 2017 : cours d’eau, plans d’eau, fossés ou points d’eau permanents ou intermittents qui figurent en points, traits continus ou discontinus sur les cartes IGN 1/25000.

La largeur de la ZNT est mentionnée sur l’étiquette : elle peut être de 5, 20, ou 50 m selon le produit et son usage. Par défaut, la ZNT est de 5 m.

La zone non traitée de 20 ou 50 m peut se réduire à 5 m sous trois conditions.

La première est la présence d’un dispositif végétalisé ou arbustif , de 5 m de large minimum, en bordure des points d’eau. Ces « écrans » seront généralement de forme arbustive pour les cultures hautes. Pour les autres cultures, ils peuvent être herbacés.

La deuxième condition consiste à utiliser un accessoire permettant de diminuer le risque de dérive de pulvérisation vers les masses d’eau. Le ministère de l’Agriculture, avec l’appui technique du Cemagref a reconnu des buses à dérive limitée ainsi que des configurations/types de matériel. Ces équipements inscrits au Bulletin Officiel de la République Française répondent aux critères techniques de réduction de la dérive par trois, et sont assortis de recommandations : des plages de pression, des largeurs d’écartement en vigne …. (cf liste équipements inscrits au B.O.)

Enfin, toutes les applications de produits doivent être enregistrées.

Bayer s’engage pour limiter la dérive

Depuis 2007, l’Institut de la vigne et du vin (IFV), le comité interprofessionnel du vin de Champagne (CIVC), le constructeur de pulvérisateur Berthoud et Bayer collaborent pour évaluer les matériels permettant de répondre à ces critères de qualité.

Le fruit de ce partenariat est l’inscription au Bulletin Officiel du 23 décembre 2010 de deux appareils complets pour le traitement foliaire, la rampe type CG et la configuration ABMostCS sur rampe CG de Berthoud.

Ils sont donc reconnus officiellement comme matériels réduisant la dérive par trois, sous trois conditions :

  • travailler sur une vigne étroite (< 1,6 m)
  • avoir avec une position de travail ajustée au stade végétatif et au type de traitement
  • utiliser des diffuseurs Airmist de Berthoud.