Sept leviers contre les maladies des céréales

La protection contre les maladies des céréales se raisonne avec des mesures agronomiques efficaces. Elles sont à moduler selon le complexe parasitaire présent au fil des cycles de cultures.

1. La rotation des cultures

Alterner culture d'hiver et de printemps agit le plus efficacement contre toutes les maladies des céréales en particulier pour le piétin. Ce parasite est lié à la parcelle et non à la culture.

Conseil

Casser les cycles des parasites par une rotation longue est tout aussi bénéfique pour les mauvaises herbes.

2. Le choix variétal

Nombre de variétés de blé et d’orge sélectionnées et classées par le Geves (Groupe d’étude et de contrôle des variétés et des semences) sont tolérantes à un champignon précis.

Ce choix est à croiser avec les exigences des cahiers des charges des filières de transformation meunières et du terroir.

3. Le travail du sol

Après récolte, un enfouissement profond des résidus par labour amoindrit la propagation du champignon pendant la culture. À répéter tous les deux ans.

4. Le broyage

Il facilite la décomposition des pailles et réduit la pression de la maladie. Il est moins efficace que le labour. De même, un déchaumage pour détruire les repousses de céréales potentiellement infectées peut jouer un rôle efficace ; c’est notamment le cas avec la rouille brune qui se conserve en été sur les repousses.

À savoir

Une nouvelle contamination peut venir des parcelles voisines.

5. Le semis

Le bon compromis de densité est à trouver pour ne pas avoir un couvert trop important qui faciliterait la propagation des spores du champignon.

Le contact entre les feuilles et le maintien d’une hygrométrie favorisent la sporulation.

6. La date de semis

Pour éviter de faire coïncider les périodes à risques climatiques avec celles où la plante est sensible, la date de semis peut être décalée. Avec des semis tardifs, les risques septoriose et fusariose sont atténués.

7. La fertilisation

La fertilisation azotée se raisonne en fonction des objectifs de rendement. Un compromis est toutefois à trouver dans les parcelles à risque important de maladies.

Au démarrage Une plante puisant beaucoup d’azote nourrira mieux le champignon parasite. Le piétin verse a tendance à bien se développer sur une céréale qui lève dans une parcelle où le reliquat d’azote est important. En végétation Trop d’azote induit trop de feuilles. Celles-ci entretiennent, sous couvert, un milieu humide, propice au développement du mycélium.