Sclérotinia sur colza

Le sclérotinia est la maladie dominante et la plus dommageable sur colza. Les pertes peuvent atteindre, voire dépasser 15 q/ha. Sa prévention passe par des rotations allongées et l’enfouissement des résidus. Les interventions phytosanitaires doivent viser le stade G1 de la culture. Une solution de biocontrôle est disponible pour assainir les parcelles.

Profil de la maladie

Leviers agronomiques

Le sclérotinia se développe sur crucifères, légumineuses, tournesol. Dans les parcelles à risque, les rotations ont leur importance. L’objectif est de diminuer le stock de sclérotes du sol, organes de conservation du champignon responsables de la maladie. Des rotations longues avec des espèces peu ou pas sensibles sont recommandées. Le sclérotinia peut se retrouver sur les adventices dicotylédones. Elles doivent être contrôlées, notamment dans les cultures céréalières précédentes.

Conseils phytosanitaires

Les Bulletins de santé du végétal alertent sur l’évolution du risque sclérotinia au moment clef pour la protection. Pour être efficace, l’intervention fongicide contre le sclérotinia du colza est à positionner à la chute des premiers pétales. L’apparition de ce stade G1 est donc à surveiller. Il survient, selon les variétés, entre 6 et 12 jours après la floraison (F1). La réduction du potentiel infectieux de la parcelle peut être réalisée à l’aide d’un agent biologique, Contans® WG. Les meilleurs résultats sont obtenus dans la rotation avec des applications de cette solution de biocontrôle sur plusieurs années. L’alternance des familles chimiques est recommandée pour éviter la sélection de souches de sclérotinia résistantes.