Pyrale : la foreuse de tiges

La pyrale, Ostrinia nubilalis, est l'un des principaux ravageurs du maïs : en parasitant toute la plante, la larve fait d'importants dégâts qui conduisent à des pertes de rendement pouvant atteindre 20 q/ha.

Définition

La pyrale, Ostrinia nubilalis, est l’un des principaux ravageurs du maïs : en parasitant toute la plante, la larve fait d’importants dégâts qui conduisent à des pertes de rendement pouvant atteindre 20 q/ha.

Cette larve, qui creuse des galeries dans les tiges et qui peut s’attaquer aux épis, contribue par ailleurs au développement de champignons comme ceux du genre Fusarium, responsables de la production de mycotoxines.

Description

Un papillon beige-ocre

L’adulte de la pyrale est un papillon avec des ailes fines et larges, triangulaires, de couleur beige-ocre, au corps étroit avec des antennes fines et cylindriques.

Le mâle mesure de 20 à 25 mm d’envergure et est plus foncé que la femelle, avec des ailes antérieures souvent gris noir marquées de ponctuations et de bandes jaunâtre sale. Son abdomen dépasse généralement des ailes lorsqu’il est au repos.

La femelle, plus grande, mesure de 25 à 30 mm d’envergure et est de couleur jaune clair avec, sur le dernier tiers des ailes antérieures, une fine strie qui dessine un zig zag.

La larve est une chenille de 2 à 20 mm selon le stade : elle est gris-jaune avec une tête sombre, une ligne dorsale gris foncé et des points foncés sur chaque segment, répartis de part et d’autre de cette ligne.

Elle possède de fausses pattes.

Vous pouvez également observer les œufs, sur la face inférieure des feuilles : ils sont ovales, plats et disposés comme des écailles de poisson, par grappes irrégulières de 5 à 10 mm comprenant entre 15 et 30 œufs.

D’abord blancs, ces œufs deviennent beige sombre avec un point noir visible par transparence, correspondant à la tête des futures chenilles.

Vigilance

Attention de ne pas confondre la pyrale avec Nomophila noctuella et Sitochroa verticalis.

Nuisibilité

Jusqu’à 20 q/ha de pertes

Ce sont les larves qui sont nuisibles : elles creusent des galeries dans les tiges et peuvent aussi attaquer les épis. Ces galeries provoquent une casse plus ou moins précoce de la tige et une éventuelle chute de l’épi si les pédoncules sont atteints par l’insecte. Mais elles conduisent également à un échaudage des épis en raison de la mauvaise circulation de la sève.

Il en résulte une baisse du poids de 1 000 grains et une chute de rendement comprise entre 5 et 20 q/ha.

À retenir

Les larves, par ailleurs, favorisent le développement de fusarioses.

Cycle

La pyrale passe l’automne et l’hiver sous forme de chenille, dans les débris de maïs restés au sol.

En avril-mai, des chrysalides se forment dans ces débris et l’on peut observer des vols nocturnes de papillons en juin et juillet. Ces papillons s’accouplent et les œufs sont pondus à l’aisselle des feuilles de maïs.

Des chenilles en sortent une dizaine de jours après : elles se nourrissent d’abord de feuilles enroulées puis, en août, elles pénètrent dans les tiges et dans les épis.

Dans le nord de la France, ces chenilles entrent en diapause à l’automne. Dans le sud, en revanche, elles donnent naissance à une deuxième génération de papillons, que l’on peut voir voler vers la mi-août.

À savoir

Les infestations sont limitées lorsqu’au moment de la ponte, en juin-juillet, le temps se montre frais et pluvieux.