Oïdium de la vigne : agir sur plusieurs leviers pour le contrôler

En complément des mesures agronomiques, la protection phytosanitaire est essentielle pour contrôler la maladie. Un démarrage précoce du programme est primordial pour protéger les jeunes feuilles et empêcher une montée en puissance sur les grappes. Explications.

Les premières contaminations sont souvent difficilement repérables. Un très léger feutrage blanc apparait alors sous la face inférieure des premières jeunes feuilles.

La lutte contre l’oïdium doit être menée de façon préventive. En effet, rien ne permet de prévoir précisément la date des premières contaminations, ni l’intensité des attaques. La période de risque s’étale du stade 3 feuilles à la véraison avec une période de très grande réceptivité des feuilles avant la floraison et une grande sensibilité des grappes entre la floraison et la fermeture de la grappe. 

Plusieurs situations sont à considérer :

  • Parcelles à drapeaux : une protection précoce s’impose dès le stade 2-3 feuilles étalées jusqu’à la fermeture de la grappe voire la véraison.
  • Parcelles sensibles : quand l’historique de la parcelle met en évidence des attaques régulières d’oïdium sur grappes, il est recommandé d’intervenir en pré-floraison afin de limiter la propagation de la maladie sur le feuillage et de limiter ainsi le stock d’inoculum susceptible de contaminer les grappes. La protection débute alors dès le stade 3-5 feuilles étalées.
  • Pour les autres situations, un début de protection entre les stades 7-8 feuilles et 10-12 feuilles étalées selon les régions et les cépages est généralement suffisant.

Jean-Luc Dedieu, chef de marché vigne Bayer

 «Bayer poursuit son effort de recherche notamment sur les solutions complémentaires de type bio-contrôle. Par ailleurs, une nouvelle solution, à base de fluopyram est disponible pour les viticulteurs. Cette molécule appartient à une nouvelle famille chimique. Elle assure une protection contre l’oïdium jusqu’à trois semaines quelque soit le stade de la vigne et la pression en maladie.»

"Traiter mieux plus tôt pour traiter moins plus tard"

Les points-clés pour réussir la protection :

  • Commencez tôt avec une solution curative. Parmi les substances actives adaptées, on peut citer le tébuconazole, la spiroxamine.
      
  • Respectez les doses et cadences, notamment en cas de relâchement de la protection mildiou.
      
  • Soignez la pulvérisation afin d’assurer une bonne couverture de la végétation, en s’assurant que tous les rangs soient traités sur les 2 faces. 
      
  • Alternez les modes d’actions et respectez le nombre d’applications recommandé pour chaque famille. Opter pour des familles chimiques différentes au mode d’action curatif. 
      

Bayer travaille sur les bonnes pratiques de pulvérisation

Le contrôle de l’oïdium dépend des propriétés biologiques du fongicide, de sa performance, du respect des bonnes pratiques et de la sensibilité du champignon. Ce qui amène Bayer à conduire plus d’expérimentations, en petites et grandes parcelles, à évaluer différentes techniques de pulvérisations, appliquées aux programmes de protection. Bayer conduit également des travaux sur la pulvérisation en vigne avec différents partenaires comme l’IFV, l’Irstea, des fabricants de matériels…

> Voir l'article Pulvéfluo "Quand la nuit sensibilise à la qualité de pulvérisation"