Mieux connaître les ravageurs

Depuis de nombreuses années, Bayer s'investit dans la production de connaissances pour améliorer la protection contre les ravageurs et accompagner au mieux ses solutions

Une protection raisonnée passe par une meilleure connaissance du ravageur

Depuis de nombreuses années, Bayer s’investit pour améliorer la protection contre les ravageurs et accompagner au mieux les solutions proposées.
La gestion raisonnée des ravageurs, qu’elle soit agronomique et/ou chimique, passe par une meilleure compréhension de la biologie des ravageurs.

Cet article fait le point sur les connaissances actuelles sur les ravageurs de la betterave : pucerons, atomaires, taupins, blaniules pégomyies, altises, tipules et limaces.

Les périodes critiques et seuils de traitements sur betterave

Pucerons

Le puceron, très polyphage, Myzus persicae est présent sur betteraves au printemps. Plus spécifique à la betterave, Aphis fabae se développe rapidement en colonies qui peuvent compter plus de 10 000 individus et provoquer un rabougrissement de la plante et des crispations du feuillage.

L’ITB (Institut Technique de la Betterave) recommande d’intervenir dès l’apparition des premiers pucerons : du stade 2 feuilles jusqu’à la couverture des betteraves.

La jaunisse virale, principal virus de la betterave, est introduite dans les parcelles par le puceron vert du pêcher, Myzus persicae, vecteur principal. Le puceron noir, Aphis fabae, participe quant à lui à la dissémination. Les pertes de rendement racine et sucre causées par la jaunisse peuvent être importantes surtout lorsque l’infection virale a lieu à un stade jeune de la betterave. Concernant les betteraves, l'ITB estime les pertes nationales de rendement dues à la jaunisse à 6%, avec des pertes pouvant aller jusqu'à 10 ou 20% dans certaines régions. Grâce à sa grande persistance d’action, le traitement de semences Imprimo® présente une bonne efficacité sur ces deux pucerons vecteurs de virus et permet ainsi de limiter le recours aux traitements en végétation.

Virose betterave : seule une persistance d'action élevée permet de contrôler efficacement les pucerons vert et noir vecteurs de la jaunisse

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Atomaires

L’atomaire, Atomaria linearis, fait partie des insectes les plus nuisibles de la culture de betteraves. Ce petit coléoptère, qui provoque des morsures aussi bien souterraines qu’aériennes, peut détruire les plantules avant la levée et provoquer la mort de jeunes plantes. Il en résulte une forte diminution ainsi qu’une grande irrégularité de l’émergence.

Taupin

L’adulte du taupin n’est pas nuisible. C’est la larve, très polyphage, qui provoque des dégâts en s’attaquant aux betteraves lors de la phase d’installation au niveau des racines ou du sommet du germe. Ces dégâts surviennent principalement de la levée jusqu’au stade 4-6 feuilles et peuvent être importants, allant jusqu’à la destruction des plantules de la parcelle.

Blaniules

Nuisibles jusqu’au stade 6-8 feuilles de la betterave, ces insectes causent des lésions et nécroses dans les racines, qui peuvent conduire à la mort de la plante. Les parcelles les plus sensibles aux blaniules sont celles précédemment affectées, avec des sols limoneux, contenant beaucoup de matière organique, non labourées. Et dans des conditions climatiques humides. Les bonnes pratiques agricoles facilitent la lutte contre ce mille-pattes : déchaumage, semis pas trop profond et sol bien ré-appuyé.

Pégomyies

Le risque pégomyie est quant à lui lié aux vols des adultes de mi-avril à début mai lorsque la température du sol est supérieure à 5-6°C. La betterave est sensible du stade 2 à 4 feuilles. Les larves creusent des galeries dans les feuilles qui affaiblissent la plante.
Les seuils d’intervention ITB recommandent d’intervenir au printemps à partir de 10% de plantes attaquées avec présence d’œufs ou de galeries avec larves.
En été, les interventions sont préconisées à partir de 50% de plantes attaquées avec présence d’œufs ou de galeries avec larves.

Altises

Les altises, qui créent des morsures sur les feuilles de betterave, sont surtout nuisibles à la levée et peuvent provoquer une levée irrégulière. Un semis précoce sur un lit de semences optimal réduit les risques de dégâts d’altises à la levée : l’objectif est de faire en sorte que les betteraves soient bien développées lorsque les insectes font leur apparition.

Les seuils d’intervention conseillés sont :

  • au printemps : 30% des feuilles avec de nombreuses piqûres.
  • en été, avant le 30 août : 50% des feuilles avec de nombreuses piqûres.

Tipules

Plus connues sous le nom familier de «cousins», les tipules adultes ressemblent à d'énormes moustiques. Leurs larves qui rongent les racines et la base des tiges de betteraves font flétrir les jeunes plantes. Plusieurs espèces existent ; les plus rencontrées sont la tipule des prairies, Tipula paludosa, et celle du chou, Tipula oleracea.

Limaces

Les limaces peuvent s’avérer être de redoutables ravageurs. Leur développement est influencé par de nombreux facteurs dont le type de sol, le travail du sol, la rotation et l’interculture, le climat, la présence de faune auxiliaire susceptible de s’attaquer aux œufs et aux jeunes ravageurs...

Evaluer le risque d’attaques à la parcelle permet d’établir un programme de lutte adapté. La mise en place de certaines pratiques agronomiques offre quant à elle la possibilité de réduire ce risque.

Le développement des limaces est particulièrement dépendant des conditions climatiques. Dès lors, une observation s’impose dans chaque parcelle. Le piégeage qui permet d’évaluer l’activité de ce ravageur, sa densité ainsi que les espèces présentes, est fortement recommandé pour établir une stratégie de lutte adéquate. Les seuils de nuisibilité retenus par Bayer en concertation avec les instituts techniques sont pour la culture de la betterave de 1 à 5 limaces/m².

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