Le désherbage des céréales se complexifie

Les agriculteurs doivent intégrer des paramètres de plus en plus nombreux pour bâtir leurs stratégies de désherbage des céréales

Le désherbage reste le chantier prioritaire en grandes cultures. L'expérience de Mer montrait que la présence des adventices entraîne jusqu'à 30 q/ha de pertes de rendement !

*Source : 2 études ADquation - Bayer auprès de céréaliers français en 2013.

Le contrôle des adventices dans les blés est une problématique majeure pour les céréaliers

Les adventices jugées difficiles* à contrôler par les agriculteurs sont les suivantes :

  • Vulpin (50%)
  • Ray-grass (27%)
  • Dicotylédones (16%)
  • Brome et gaillet (9%)

Le manque de maîtrise est évoqué par 1/3 des céréaliers.

Les agriculteurs doivent intégrer des paramètres de plus en plus nombreux pour bâtir leurs stratégie de désherbage des céréales.

Des techniques culturales en évolution

Le labour tend à être remplacé par des travaux simplifiés. Les successions culturales plus courtes comportent davantage de cultures d'hiver. Les dates de semis ont tendance à être avancées. Ces systèmes de culture simplifiée contribuent à augmenter les problématiques de flore, notamment par la présence accrue des graminées d'automne (vulpin, ray-grass).

La rotation : spécialisation de la flore graminée avec les rotations courtes de cultures d’hiver (colza, blé, orge).

La réduction du travail du sol.

Le développement de la résistance des graminées : aux Fops/Dims/DEN et/ou inhibiteurs de l’ALS + apparition de résistances chez certaines dicots (matricaire, coquelicot, stellaire).

Le durcissement de la réglementation : limitation des doses, retrait de matières actives, objectif de réduire les Indices de Fréquence de Traitement (Ecophyto 2018).

Une réglementation qui challenge les innovations herbicides

La récente prise en compte de la protection des milieux entraîne : le retrait du marché de certaines solutions de désherbage chimique et des restrictions d'utilisation plus drastiques pour d'autres.

  • Le blé ne dispose aujourd'hui que de 11 modes d'action différents, comme au début des années 80.
  • La recherche ne promet pas l'avènement d'un nouveau mode d'action à moyen terme.

D'où la nécessité de préserver l'efficacité des solutions actuellement disponibles.