L'agronomie en renfort pour limiter le risque septoriose

Cinq mesures agronomiques limitent le risque de développement de la septoriose. Le choix de variétés tolérantes et l’enfouissement des résidus de récoltes sont les plus efficaces. La date et la densité de semis, ainsi que le contrôle du volume de feuillage grâce au pilotage de la fertilisation azotée, complètent ces deux actions prioritaires.

L'approche agronomique

Le mode de conduite de la culture influe sur le niveau de pression parasitaire. L’approche agronomique est alors essentielle. Elle nécessite un arbitrage en fonction des objectifs de rendements, du risque maladie dominant et des exigences des cahiers des charges, notamment sur le choix des variétés.

Variété tolérante et travail du sol en priorité

Ainsi, en optant pour une variété tolérante ou résistante, la septoriose pourra difficilement se propager. Néanmoins, cette caractéristique ne s’applique pas à l’ensemble des maladies. Le choix se porte sur le blé le mieux adapté contre le pathogène le plus problématique dans la parcelle. Après la récolte, et surtout en rotation courte, un broyage des résidus de la culture et leur enfouissement évitent la conservation du champignon et l’apparition de la maladie sur le blé suivant.

Date et densité de semis à arbitrer

Autre point important, le contact entre les feuilles et le maintien d’une hygrométrie sont deux conditions favorables à la sporulation.

Le bon compromis de densité de semis est alors à trouver pour ne pas obtenir un couvert trop important qui faciliterait la propagation des spores.

Plus le semis sera tardif, moins la culture sera exposée à la période cruciale correspondant à la première contamination. La progression de la maladie sera ralentie. Néanmoins, un semis tardif peut aussi pénaliser le rendement.

Importance des différents leviers agronomiques

Pilotage de la fertilisation azotée

Un développement excessif du feuillage entretient un milieu humide et favorise le contact entre les feuilles. Les spores se propagent alors plus facilement. Les apports azotés se raisonnent en fonction de l’objectif de rendement et se modulent si la pression en septoriose est importante.