La qualité de la pulvérisation optimise l'efficacité d'un anti-fusariose

Pour optimiser l’efficacité des fongicides utilisés contre les fusarioses, la pulvérisation doit aboutir à une bonne couverture de l’épi. Deux paramètres sont alors à prendre en compte avant d’engager le chantier : le volume d’eau à l’hectare, puis le type de buse.

À savoir

En matière de lutte contre la fusariose, le traitement fongicide à la floraison constitue le dernier recours. L’objectif est de couvrir au maximum l’épi avec le produit.

Dans ce cas, l’effet volume a davantage d’impact sur l’efficacité du traitement que le choix des buses : tel est le constat réalisé par Arvalis-Institut du végétal et Bayer, après quatre années d’essais communs.
Pour sécuriser l’application et avoir une meilleure efficacité, un volume de 150 l/ha apparaît être comme un minimum.

Le choix de la buse passe après. Les essais n’ont pas permis de mettre en évidence de différence significative entre les types de buses testés en termes de réduction de fusariose et/ou de taux de mycotoxines. Mais l’utilisation de buses double fente (ou système double buse), à injection d’air est à privilégier. Elles offrent cette bonne couverture : grâce un jet incliné, elles atteignent davantage l’ensemble de l’épi, à savoir sa face avant et sa face arrière par rapport à l’avancement du pulvérisateur. Et pour compenser la dérive de leurs fines gouttelettes, les systèmes à injection d’air produisent des gouttes avec des tailles plus importantes.