Ils ont changé pour la beta-technologie : « Avec une meilleure efficacité et un passage de moins, je m’y retrouve en rentabilité ! »

Interview de Franck Mahé, betteravier à Vigny (95). Longtemps, il a basé son désherbage uniquement sur des produits standards. En 2015, il teste la beta-technologie en début de programme. Aujourd’hui, il n’utilise plus que la beta-technologie. Il nous explique pourquoi.

« En désherbage, j’ai maintenant une approche un peu différente, pas centrée uniquement sur l’économie au départ mais plutôt sur la rentabilité à l’arrivée. »

Franck Mahé
Betteravier à Vigny (95)

Le contexte économique change en betteraves avec la suppression des quotas. Comment le vivez-vous ?

« La betterave est une culture importante pour moi. Avec la suppression des quotas et après échanges avec ma sucrerie et le syndicat S2b, j’ai choisi de ne pas faire augmenter significativement la sole betteravière. Sur cette sole, je dois toujours trouver de nouvelles pistes pour améliorer ma rentabilité. »

Quelles pistes avez-vous mis en oeuvre pour améliorer votre rentabilité ?

« Il y en a beaucoup, j’évolue en permanence. Pour le travail du sol, quand la nature des sols des parcelles le permet, je réduis les passages avec le non-labour. Pour optimiser le poste engrais de fond, je suis passé en épandage systématique de boues de station d’épuration. À l’implantation, l’écartement sur les rangs est passé de 17 à 20 cm pour semer 1,1 unité par hectare et économiser sur les semences. En désherbage, j’ai maintenant une approche un peu différente, pas centrée uniquement sur l’économie au départ mais plutôt sur la rentabilité à l’arrivée. »

C’est-à-dire ?

« Je recherche avant tout le maximum de propreté avec un minimum de passages. Jusqu’en 2015, je ne faisais que des génériques. Et là, j’ai essayé la beta-technologie au T1. Avec une meilleure efficacité et un passage de moins, le moins que l’on puisse dire est que je n’ai pas été déçu ! En 2016, je ne fais plus que de la beta-technologie car elle a tenu toutes ses promesses. »

Etes-vous satisfait de votre investissement ?

« C’est toujours difficile d’appréhender le retour sur investissement global, car il ne dépend pas que de la qualité du désherbage. Mais ce dont je suis sûr, c’est déjà le coût du passage de gagné à tous les coups. En plus, en étant sûr d’avoir une efficacité supérieure et une plus grande facilité d’emploi. »

Et pour l’avenir ?

« Rien n’est gravé dans le marbre, il faudra continuer à s’adapter régulièrement. Mais, pour moi aujourd’hui, c’est parfait. À ce jour, je ne reviendrai pas en arrière sur ce choix récent. »