Fusariose de l'orge : possible mais assez secondaire

La fusariose des épis peut affecter l'orge. Cependant, les attaques sont moins fréquentes et de moindre intensité que celles sur le blé. Quant au risque de production de mycotoxines au champ, il est actuellement sous surveillance pour les toxines T2HT2. Le risque DON se révèle par contre plus faible. Pour le moment, aucune réglementation européenne ne fixe un seuil pour T2HT2. Le point sur la maladie.

Définition

Sur orge les mêmes espèces de pathogène que le blé responsables de la fusariose peuvent être représentées, mais leurs proportions sont différentes.

La fusariose des épis est provoquée par les espèces principales appartenant aux genres : Microdochium spp et le groupe des Fusarium spp. Ces espèces possèdent des conditions de développement et des incidences différentes.

Symptômes

Dans un premier temps, des taches claires à liseré violet apparaissent sur les glumes. Sur les parties attaquées, des colorations roses sur les glumes peuvent ressortir : ce sont des amas de spores.

La maladie provoque ensuite le blanchiment de l’épillet, et par la suite un dessèchement de la partie supérieure de l’épi (rupture de l’alimentation hydrique).

Si l’attaque est précoce, les grains fusariés sont maigres et ridés.

Epidémiologie

Les attaques de Fusarium spp ne sont pas prévisibles : la contamination de l’épi est directe (pas de phase transitoire par le feuillage).

Microdochium spp peut progresser de la base de la plante (tige, gaine) en passant par le feuillage, et atteindre l’épi.

Particulièrement marqué ces dernières années, leur développement est dû à différents facteurs :

  • Les conditions climatiques à la floraison jouent un rôle prépondérant dans le processus d’infection des céréales par la fusariose (pluviométrie et température autour de la floraison).
  • Des facteurs agronomiques comme le travail du sol et le précédent cultural