Folles avoines à raisonner

Avena fatua est présente au nord, Avena sterilis colonise le sud mais aussi la façade Atlantique, jusqu'au sud de la Bretagne.

Définition
Folles avoines (A.fatua)

Avena fatua est présente au nord, Avena sterilis colonise le sud mais aussi la façade Atlantique, jusqu’au sud de la Bretagne. Elles se révèlent chacune extrêmement concurrentielles dans les cultures d’hiver et de printemps comme le blé, l’orge ou le maïs. A maîtriser sous peine de folles pertes de rendements !

Les folles avoines se développent bien sur les sols argilo-calcaires et argilo-limoneux.

Description

  • A.fatua lève de février à avril, A. sterilis, de septembre à la mi–printemps.
  • La profondeur de germination s’échelonne de 3 à 20 cm.
  • Cette graminée possède la faculté d’allonger le premier entre-nœud.
  • La température de germination est de 10°C pour A.fatua, de 12 à 15°C pour A.sterilis.
  • Le Taux annuel de décroissance (TAD) est de 90%.

Signes particuliers : Les folles avoines peuvent atteindre 1,5 m. Le limbe est cilié sur la bordure contrairement au phalaris qui est glabre et au brome qui est poilu sur toute la plante.

Nuisibilité

La production grainière de la folle avoine est de 150 à 1 000 graines par pied. Le TAD (Taux annuel de décroissance) est élevé, de 80 à 90%.

La dormance d’Avena sterilis est très faible. Elle lève donc très rapidement. En revanche, Avena fatua a besoin du froid hivernal avant d’entrer en germination, d’où des levées aux printemps.

Lutte

Un mauvais contrôle du stock en semences de ces graminées peut vite créer des situations au champ alarmantes. Le labour est inefficace car les graines lèvent à 20 cm de profondeur.

Côté lutte phytosanitaire, les FOP les maîtrise réellement. Néanmoins, des cas de résistances ont été observés, d’où la nécessité d’alterner les solutions à modes d’action différents.

Dans les céréales il faut noter la bonne efficacité des « mésos ».