Désherbage responsable : l'agronomie et la chimie, une association efficace

Les pratiques culturales adaptées, complétées par un bon usage des herbicides, évitent le développement de résistance.

Les pratiques culturales adaptées, complétées par un bon usage des herbicides, évitent le développement rapide de la résistance.

Elles s’inscrivent dans un objectif d’optimisation du rendement et de la marge brute/ha pour en finir avec les impasses et l’augmentation du coût du désherbage.

La stratégie désherbage durable s’appuie sur les points clés suivants :

  • La mise en place de rotations avec l’introduction de cultures de printemps qui cassent le cycle des mauvaises herbes.
  • La pratique du faux semis afin de faire lever puis détruire un maximum d’adventices dont les graines ont une faible dormance.
  • La pratique du labour après un échec de désherbage. Ne pas re-labourer avant 3-5 ans pour ne pas remonter des grains qui n’auraient pas été détruites par l’enfouissement.
  • Le décalage de la date de semis des céréales d’hiver quand c’est possible afin d’esquiver la période de levée préférentielle des adventices les plus nuisibles.
  • La construction d’un programme de désherbage adapté aux adventices et aux conditions pédoclimatiques à la parcelle. Ce programme se construit en deux temps avec un passage à l’automne et une seconde intervention avec un produit à mode d’action différent, positionné tôt en sortie d’hiver.
  • L’alternance des modes d’actions afin d’éviter le développement de résistance.
  • Le respect des doses pour obtenir une efficacité maximum mais aussi pour ne pas favoriser l’apparition de résistance.
  • L’application dans les bonnes conditions d’utilisation, respectant les conditions climatiques poussantes.