Désherbage betteraves : « S’améliorer est indispensable. J’investis dans un désherbage betteraves performant, à court et long termes. »

Interview de Damien Jamet, 30 ha de betteraves à Pannecières (45). En 2012, après avoir longtemps utilisé uniquement des produits standards, il teste la Beta technologie en début de programme. Il continue aujourd’hui dans le contexte d’après quota et il nous explique pourquoi.

Le contexte économique change en betteraves avec la suppression des quotas. Comment le vivez-vous ?

Même si on n’a plus l’assurance du prix garanti, je crois à la betterave : c’est une culture intéressante et je suis confiant sur l’avenir. Mais plus que jamais, il faut se remettre en cause techniquement pour être plus rentable.

Qu’avez-vous remis en cause pour vous adapter ?

« Le progrès génétique est très important en céréales. »

Heureusement, l’interprofession nous aide beaucoup à évoluer : elle est forte et dynamique. Je profite au maximum du progrès génétique, plus important qu’en céréales. J’ai mis en commun du matériel, semoir et arracheuse, avec un voisin. En fertilisation, je suis passé en engrais liquide localisé. Et j’ai changé de programme de désherbage.

Pourquoi et comment avez-vous changé votre programme de désherbage ?

Avant, je faisais uniquement des mélanges de banalisés et j’avais pas mal de relevées de chénopodes et d’amarantes, surtout en années sèches comme 2010 et 2011. Après en avoir parlé avec mon technicien de Coopérative, j’ai intégré une solution Beta technologie dans mon programme. J’ai d’abord essayé Betanal Booster 2 ans, puis je suis passé à Betanal Gold, que j’utilise au T2.

Qu’avez-vous observé ?

« Le résultat se sent dès la récolte en rendement. »

Même si les conditions sont plutôt humides depuis, je pense que mes champs sont plus propres qu’avant, avec moins de repousses. C’est vrai que c’est un investissement, mais il s’amortit sur la durée : le résultat se sent dès la récolte en rendement, mais aussi les années suivantes avec moins de salissement. Et puis, ça fait moins de produits : c’est bien plus facile à préparer, ça simplifie la vie.

Qu’est-ce qui vous guide pour l’avenir ?

J’ai la chance de faire un métier fabuleux, très diversifié. Mais, je dois m’améliorer en permanence pour assurer la pérennité de l’exploitation ; je dois être bon techniquement et la technologie m’y aide.