Désherbage betteraves : « Quand on veut réduire les coûts avec des banalisés, ce sont de fausses économies »

Interview de Noël Fumery, polyculteur-éleveur, 30 ha de betteraves à Aire-sur-la-Lys (62). Il y a deux ans, alors qu’il était adepte des produits standards, il décide d’essayer la beta-technologie. Il nous explique pourquoi c’est devenu la base de son désherbage.

« J’ai décidé il y a deux ans d’essayer un programme à base de Betanal® MaxxPro, au T1 et T2, voire T3. Il n’est rien resté comme mauvaises herbes ! Les performances sont impressionnantes, que ce soit en efficacité et en sélectivité. »

Noël Fumery
Polyculteur-éleveur à Aire-sur-la-Lys (62)

Quelles sont les caractéristiques de votre exploitation ?

« Je suis en GAEC, avec deux associés, sur une exploitation de 200 ha en polyculture-élevage. L’assolement comprend blés, orge d’hiver, betterave sucrière, maïs ensilage et prairies. Nous faisons en moyenne 30 ha de betteraves. »

Le contexte économique change en betteraves avec la suppression des quotas. Comment le vivez-vous ?

« En tant qu’éleveur, le contexte d’après quota, je connais bien ! Cela nous a conduit à arrêter l’atelier vaches laitières pour passer en allaitantes. Pour la betterave, tout n’est pas encore calé, mais on sait qu’il va falloir être vigilants. Les marges vont être de plus en plus étroites et, plus que jamais, il faudra être bon partout ! »

Sur quels leviers pouvez-vous jouer ?

« Niveau semences, avec un fournisseur unique, on n’a pas vraiment de levier. En fertilisation, on ajuste au plus précis les apports par rapport à la culture et la façon dont elle se comporte. Mais on ne prend pas non plus trop de risques, parce que ça peut être très dommageable si l’année est difficile. Le désherbage est un poste important, il doit être optimisé. Depuis plusieurs années, j’essaie de ne plus faire de racinaire au semis. Et j’ai changé de stratégie en post-levée. »

Pourquoi et comment avez-vous changé votre programme de désherbage en post-levée ?

« Chez nous, on a surtout des chénopodes, des renouées des oiseaux et persicaire, de la mercuriale, de la sanve, du gaillet et, depuis quelques années, des amarantes. Je fais deux à trois passages selon les années. Pendant longtemps, je n’ai utilisé que des mélanges de produits banalisés. Mais ça devenait compliqué, ils ne maîtrisaient plus les chénopodes notamment. Après avoir pas mal observé, discuté avec mes voisins et mon technicien, j’ai décidé il y a deux ans d’essayer un programme à base de Betanal® MaxxPro, au T1 et T2, voire T3. »

Qu’avez-vous observé ?

« Il n’est rien resté comme mauvaises herbes ! Les performances sont impressionnantes, que ce soit en efficacité et en sélectivité. En plus, il est tout préparé, donc c’est moins de manipulations et de mélanges, on y gagne en sécurité et en temps passé. »

Etes-vous satisfait de votre investissement ?

« Certes, le tarif est plus élevé, mais le résultat est aussi bien plus concluant. En fait, quand on veut réduire les coûts avec des banalisés, ce sont de fausses économies. Après, il faut bien respecter les conseils d’utilisation, que ce soit sur le timing et sur les doses. L’investissement est rentable mais il ne faut pas le gâcher en faisant n’importe quoi. »

Et pour l’avenir ?

« Je resterai vigilant pour optimiser mon résultat. Mais, il est clair que pour l’instant, je ne remets pas en cause ce choix récent. »