Désherbage betteraves : "La réussite du premier traitement est essentielle"

Interview de Hubert Loiseaux de Saint Louis Sucre : responsable expérimentation au service agronomique, il détaille les facteurs clés pour optimiser son désherbage betteraves.

« Il faut démarrer tôt son programme de désherbage dès la levée des adventices, profiter au maximum des adventices jeunes pour les éliminer, bien choisir les produits en fonction de la flore présente, traiter dans les meilleures conditions possibles et soigner la qualité de la pulvérisation. »

Hubert Loiseaux
Responsable expérimentation au service agronomique de Saint-Louis Sucre

Le désherbage est un facteur clé de réussite de la culture de la betterave. Quels sont les leviers qui vous paraissent intéressants à actionner pour améliorer le contrôle des mauvaises herbes ?

« Il faut démarrer tôt son programme de désherbage dès la levée des adventices, profiter au maximum des adventices jeunes pour les éliminer, bien choisir les produits en fonction de la flore présente, traiter dans les meilleures conditions possibles et soigner la qualité de la pulvérisation. »

En tant que service agronomique, quels sont les deux ou trois grands conseils que vous donneriez aux planteurs, pour optimiser le désherbage de leurs betteraves ?

« Il est plus facile de réussir son désherbage avec une préparation de sol fine. »

Hubert Loiseaux
Responsable expérimentation au service agronomique de Saint-Louis Sucre

« La réussite du premier traitement est essentielle. Celui qui rate son premier traitement a ensuite beaucoup de difficultés pour rattraper son désherbage. Pour mettre tous les atouts de son côté, il faut déclencher la première intervention très tôt et ajuster la dose de produits aux conditions de l’année. Si les conditions sont sèches comme cette année, il peut être intéressant d’augmenter la dose des produits de contact, au moins au premier traitement. Il est ensuite important de vérifier l’efficacité de la première application dans ses différentes parcelles, avant de réaliser la deuxième. L’intervalle entre les deux premières applications doit être court, entre 7 et 10 jours maximum. Pour le troisième et le quatrième traitement, voire le cinquième dans certaines situations, l’intervalle peut être un peu plus long. Le travail du sol pour la préparation du semis est un élément non négligeable. Si le sol est trop motteux, les traitements herbicides sont moins efficaces. Il est plus facile de réussir son désherbage avec une préparation de sol fine. »

Les solutions beta-technologie de Bayer permettent-elles de bien répondre à ces attentes ?

« Complètement et nous les préconisons depuis très longtemps chez Saint Louis Sucre pour leur efficacité. D’un point de vue technique, Betanal® Booster et maintenant Betanal® MaxxPro, apportent à dose équivalente, un niveau de performance supérieur aux autres produits. La différence se voit surtout les années difficiles, lorsqu’il fait sec par exemple, comme en 2011 et en début de campagne 2015. C’est leur formulation qui est gage d’efficacité et de sélectivité. Les solutions beta-technologie apportent également une grande régularité dans la réussite du désherbage : c’est améliorer l’efficacité du désherbage, quelles que soient les conditions. Elles coûtent un peu plus cher à l’achat mais les agriculteurs s’y retrouvent. Ce n’est pas le cas tous les ans, mais ils peuvent gagner un passage. Ils sont surtout gagnants les années difficiles, car ils savent que leur désherbage sera efficace. »

Comment conseillez-vous aux agriculteurs de les utiliser ?

« Nous leur conseillons de les utiliser pour l’ensemble du programme. S’ils ne souhaitent pas les appliquer à chaque passage, nous leur préconisons de les retenir au moins pour les deux premiers traitements, les deux plus importants. Il ne faut pas chercher à réduire la dose notamment au premier traitement, pour être sûr de ne pas le rater et partir sur de bonnes bases. Nous conseillons surtout le Betanal® Booster que nous connaissons bien. Nous préconisons aussi depuis cette année le Betanal® MaxxPro chez les agriculteurs qui veulent simplifier leurs traitements, limiter le nombre de produits ou gagner du temps au moment de la préparation du traitement. »

Quels grands axes de progrès ou d’évolution avez-vous identifiés pour renforcer la compétitivité de la culture ?

« Nous avons lancé au sein du groupe Südzucker, le projet Mont Blanc afin d’améliorer la productivité de la filière betterave-sucre du champ à l’entrée en usine. En ce qui concerne l’itinéraire cultural, nous avons beaucoup travaillé avec les agriculteurs cette année chez Saint Louis Sucre, sur la qualité du semis. L’opération a démarré avec une enquête semoir, réalisée auprès des planteurs, la rédaction de fiches techniques et des animations pour les aider à optimiser la qualité de leurs semis. Sur la thématique du désherbage, nous avons travaillé dans le passé, la qualité de pulvérisation. C’est un sujet qui pourrait aussi être développé dans le cadre du projet Mont Blanc, dans les années à venir. »