Alternez les modes d'actions pour prévenir la résistance

Pour éviter que les plantes résistantes ne se développent, le recours aux herbicides ayant des modes d’action différents est la bonne parade, complété par nombre de précautions agronomiques comme la rotation des cultures, le faux semis…

Sur graminées, n’utilisez qu’une seule fois par an un herbicide de la famille des FOP, Dymes, DEN ou sulfonylurées afin de préserver leur efficacité.

En cas de forte infestation, le programme avec un passage en automne pour introduire un nouveau mode d’action comme Fosburi®/Antilope® par exemple sont menaçants, puis une application tôt en sortie d’hiver avec un herbicide comme Archipel®/Aloès®, Absolu® ou Atlantis® WG préservent le capital rendement tout en optimisant l’efficacité des produits.

Chasse aux idées reçues

L’herbicide ne crée pas la résistance ; il n’en est que le révélateur en sélectionnant les mauvaises herbes résistantes qui existent déjà à l’état naturel.

Les herbicides ont été classés dans des groupes par la HRAC (Herbicide Resistance Action Committee) en fonction de leur mode d’action.

Pratiquement tous les modes d’actions dans le monde sont concernés par des phénomènes de résistance. En France, 4 familles d’herbicides présentent des phénomènes de résistances :

Le groupe A (ACCase) Les FOP, Dymes et DEN qui sont des inhibiteurs de l’acétyl CoA carboxylase. Produit Bayer : Puma® LS Le groupe B ALS : les inhibiteurs de l’acétolactate synthase. Produits Bayer : Atlantis® WG/Absolu®, Atlantis® WG/Aloès®, Alister®/Cylinder®, Attribut® Le groupe G Les glycines (glyphosate) : inhibiteur de l’EPSP synthase Le groupe O Les acides phénoxy-carboxyliques (2,4 D)

Pour plus de renseignements, consultez www.weedscience.org.