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Un atout pour la protection des cultures

Développé en France depuis les années 70, le biocontrôle est utilisé en agriculture conventionnelle comme biologique. Sous l’appellation biocontrôle sont rassemblés des produits de protection des végétaux, qui ont comme point commun l’utilisation de mécanismes naturels.

Définition

L'article L. 253-6 du code rural et de la pêche maritime définit les produits de biocontrôle comme « des agents et des produits utilisant des mécanismes naturels dans le cadre de la lutte intégrée contre les ennemis des cultures ».

Combiné avec les pratiques agronomiques, la sélection variétale et les produits phytosanitaires conventionnels, le biocontrôle assure une protection efficace des cultures. Cette nouvelle approche permet de diversifier les moyens de lutte face à la diminution du nombre de molécules de synthèse autorisées, aux exigences d’absences de résidus et à l’émergence de résistances. Et permet de répondre aux demandes sociétales et à l’aspiration des agriculteurs eux-mêmes d’utiliser moins de produits phytosanitaires issus de la chimie.

Le biocontrôle offre de multiples atouts pour l'agriculture de demain :

  • Un haut niveau de protection des cultures et des récoltes,
  • Un maintien de la biodiversité,
  • Une meilleure préservation de l’efficacité des moyens de protection chimiques utilisés,
  • La santé des personnes directement concernées par les opérations de protection des plantes
  • Une diminution des risques de pollution (eau, air , sols)
  • Une meilleure protection du consommateur,
  • Une valorisation de l’image de l’agriculture et de l’agriculteur.

Comment ça marche ?

Le principe du biocontrôle repose sur la gestion des équilibres des populations d’agresseurs à un niveau gérable par les plantes.

Seules ou associées à d’autres moyens de protection des plantes, les solutions de biocontrôle sont fondées sur les mécanismes et interactions qui régissent les relations entre espèces dans le milieu naturel. Ainsi, le principe du biocontrôle repose sur la gestion des équilibres des populations d’agresseurs plutôt que sur leur éradication.

Il existe 4 types de solutions de biocontrôle :

  • des macro-organismes (acariens, insectes, nématodes) qui s’attaquent aux bio-agresseurs ;
  • des produits phytopharmaceutiques qui sont composés de micro-organismes, comme des bactéries ou des champignons ;
  • des médiateurs chimiques tels que les phéromones et les kairomones, utilisés pour la confusion sexuelle des insectes ;
  • ou encore des substances naturelles d’origine végétale, animale ou minérale, comme le phosphate ferrique qui est un excellent anti-limaces.
Biocontrôle et produits biologiques : quelle différence ?

Alors que les solutions de biocontrôles utilisent des mécanismes naturels pour lutter contre les ennemis des plantes, les produits utilisables en agriculture biologiques sont des produits phytopharmaceutiques composés de substances actives bien spécifiques (cuivre, soufre…) qui doivent répondre à la fois au règlement spécifique au cahier de charge européen « Agriculture biologique » et aux exigences des textes communautaires et nationaux sur les pesticides.

Un marché en pleine croissance

Le biocontrôle est un marché en pleine croissance. S’il ne représentait que 5% du marché des protections de plantes en 2017, la profession agricole ambitionne d’arriver à 15% en 2025. Le biocontrôle a tout d’abord fait ses preuves sur les marchés spécialisés : en arboriculture, en vigne, en maraichage. Désormais, c’est aussi une réalité dans les grandes cultures. Avec l’arrivée de Rhapsody® , autorisé sur colza, la donne change. Des milliers d’hectares peuvent rapidement être couverts : près de 60 % des agriculteurs se disent intéressés par l’approche biocontrôle.

A ce jour, très présents sur les catégories des fongicides et des insecticides, les produits de biocontrôle ont encore un énorme potentiel d’innovations à explorer. Avant de pouvoir être utilisés, ces futurs produits auront dû démontrer leur efficacité mais aussi réussir le long parcours de l’homologation. Car, comme pour tous les produits phytopharmaceutiques, ils doivent prouver leur inocuité écotoxicologique.

Un des freins à l’utilisation de ces solutions de protection naturelle reste le prix. Certes, les spécialités de biocontrôle, aujourd’hui sur le marché, sont un peu plus chères que les produits phytosanitaires classiques. Ce léger surcoût s’explique par des contraintes liées au mode d’action même des produits, à commencer par leur durée de vie, limitée à deux ans, contre cinq pour les produits « classiques ».

Une étude récemment menée par Bayer montre que 25 % des agriculteurs sont prêts à basculer sur une offre « tout biocontrôle » même si cette option est légèrement plus chère.

Une gamme biocontrôle Bayer en plein développement

Développer des solutions de biocontrôle s’affiche au cœur de la stratégie d’entreprise de Bayer. Les investissements en R&D n’ont jamais été aussi importants : près de 50 M€ par an sur ce créneau. « Les agriculteurs et les consommateurs ont de fortes attentes pour produire et consommer de façon plus durable en protégeant l’environnement et leur santé. Nous souhaitons innover pour répondre à ces besoins et satisfaire à leur demande croissante », explique Caroline Protat, directrice marketing chez Bayer.

La gamme biocontrôle de Bayer se compose de :

  • Sonata®, une solution naturelle de protection de la vigne composée de Bacillus pumilus souche QST 2808, qui agit contre l’oïdium en situation préventive et de pression modérée.
  • Rhapsody®, la solution anti-fongique et anti-bactérienne multicultures composée de bactéries (Bacillus subtilis QST713) sous formulation liquide.
  • Contans® WG, pour diminuer durablement la pression sclérotinia. Homologué sur toutes les cultures. Il est composé de spores de Coniothyrium minitans, un champignon parasite.
  • Decis trap® MB qui permet de contrôler par piégeage la mouche du brou du noyer.
  • Decis® trap MED, pour contrôler par piégeage la mouche méditerranéenne causant des dégâts importants en pêcher, agrumes et pommier.

À noter que toutes ces spécialités sont utilisables en agriculture biologique.

 

 

Des solutions en biocontrôle pour protéger les cultures de colza, pomme de terre et betterave

D’abord développées pour les cultures sous serre, puis pour celles à forte valeur ajoutée, arboriculture et viticulture, des solutions de protection naturelle arrivent en grandes cultures. Le challenge a été d’autant plus long qu’il fallait que les produits soient efficaces en milieu ouvert, sur de grandes surfaces, faciles d’utilisation et surtout, techniquement et économiquement efficaces. Certains produits, comme les trichogrammes, de petits hyménoptères qui luttent contre la pyrale du maïs, sont commercialisés depuis déjà une trentaine d’années. Mais c’est depuis une petite dizaine d’années seulement que le biocontrôle se démocratise en grandes cultures, céréales à paille, colza mais aussi pommes de terre et betteraves sucrières.

Pour les grandes cultures, la gamme biocontrôle de Bayer se compose de :

  • Rhapsody®, la solution anti-fongique et anti-bactérienne multicultures composée de bactéries (Bacillus subtilis QST713) sous formulation liquide.
  • Contans® WG, pour diminuer durablement la pression sclérotinia. Homologué sur toutes les cultures. Il est composé de spores de Coniothyrium minitans, un champignon parasite.

Rhapsody®, la solution anti-fongique multi-cultures

C’est d’abord la découverte d’une souche bactérienne, la QST 713, puis la mise au point d’une recette d’une fermentation adaptée pour générer une formulation stable qui ont permis l’essor de Rhapsody®, une solution anti-fongique homologuée sur de nombreuses cultures.

Sur colza

En utilisant la solution Rhapsody® sur colza, vous pouvez réduire la dose du fongicide conventionnel Propulse® à une demi-dose, tout en protégeant efficacement votre colza face au sclérotinia. Grâce à cette association, vous conservez une régularité d’action et de performance, quelles que soient les conditions pédoclimatiques tout en limitant les risques sur la qualité et la quantité de vos récoltes.

[REPORTAGE] Avec Pierre-Edouard Bossuyt, agriculteur dans l'Eure

Découvrez Pierre-Edouard Bossuyt, agriculteur dans l'Eure, qui nous parle de sa nouvelle stratégie biocontrôle en fongicide colza. A la tête d'une exploitation familiale de 125 ha, sur laquelle il cultive blé tendre, colza érucique, betterave sucrière, orge d'hiver et lin, il explique comment il cherche à se diversifier dans son approche de protection des cultures.

[WEBINAR] Protection fongicide : biocontrole & colza ça marche !

Les solutions naturelles sont un véritable enjeu pour les agriculteurs en grandes cultures. Afin d'aborder la problématique du biocontrôle en protection fongicide du colza, nous avons invité la chercheuse en phytopathologie Marie-Pascale Latorse pour animer un webinar sur cette thématique.

Sur pomme de terre

Rhapsody® permet aussi de contrôler le rhizoctone brun du sol en pommes de terre. Utilisée en traitement de sol, elle montre une bonne sélectivité. Deux modalités sont possibles dans le cadre d’une application dans la raie de plantation :

  • Si la pression maladie est faible ou pour une conduite de la culture en biologique, Rhapsody® peut être positionné seul, à la dose de 5 litres par hectare.
  • Dans des parcelles avec une pression plus élevée, ce fongicide de biocontrôle peut être employé à la dose de 2 litres à 2,5 litres/ha, associé à un fongicide conventionnel.

Sur betteraves

Rhapsody® est aussi efficace contre la cercosporiose de la betterave. Facile d’emploi, en formulation liquide, cette innovation apporte un nouveau mode d’action face à la résistance de la cercosporiose aux strobilurines et la baisse d’efficacité des fongicides de la famille des triazoles, mais aussi pour réduire jusqu’à 50 % l’Indice de fréquence de traitement (IFT).

Les solutions de biocontrôle viennent compléter la panoplie des solutions pour protéger la vigne contre le botrytis et l’oïdium. En complément de la prophylaxie, les solutions naturelles permettent de réduire l’utilisation de produits conventionnels tout en préservant la protection.

« Nous développons le biocontrôle en complément des solutions conventionnelles, pour offrir aux viticulteurs un éventail de solutions qui répondent aux exigences sociétales sans prendre de risque avec la production »

Contre l’oïdium

La gamme en biocontrôle vigne s’étoffe grâce à une recherche mobilisée et un savoir-faire dans la mise au point des formulations. La solution naturelle Sonata®  repose sur les principes actifs de deux bactéries : les sucres aminés de Bacillus pumilus, souche QST 2808, contre l’oïdium et les lipopeptides de Bacillus subtilis, souche QST 713, contre le botrytis.

Face à l’oïdium de la vigne, le biocontrôle Sonata® offre une réponse efficace, en début et en fin de cycle dans le cadre d’une pression maladie modérée. Ce produit présente d’autres avantages pour le vigneron, liés au confort de l’utilisateur, à l’absence d’effet sur la vinification ou encore à son profil compatible avec les attentes sociétales de moins de traitements.

Un kit pour détecter plus facilement l’oïdium

Comme un complément au produit Sonata®, Bayer a mis au point un kit qui permet de détecter la présence d’oïdium, de la quantifier et d’évaluer le risque, deux à quatre semaines, selon la météo, avant les premiers symptômes dans les parcelles ! L’idée n’est pas seulement de mieux positionner les produits, mais aussi d’en réduire l’utilisation au strict nécessaire.

Le principe est simple : un kit de prélèvement est expédié au vigneron, qui envoie des échantillons de feuilles au laboratoire Coniphy. En moins de 48 heures, une analyse est réalisée : si la feuille présente ne serait-ce que deux spores par centimètre carré, un test de qPCR¹ permet d’identifier la présence d’ADN d’oïdium dans l’échantillon. En fonction de la quantité détectée, des préconisations précises sont expédiées au vigneron, par mail.

Contre le botrytis

La solution de biocontrôle Rhapsody® permet de contrôler le botrytis de la vigne. Son point fort : maintenir la performance de la protection anti-botrytis tout en réduisant l'utilisation des produits conventionnels. Préventive, la solution Rhapsody® s’applique au début de la période de risque d’apparition de la maladie. « Elle s’accompagne d'un outil d'aide au positionnement, permettant une identification précoce des périodes de risque entre véraison et 3 jours après récolte avant l’expression visuelle des symptômes », explique Jean-Luc Dedieu.

Ce dernier point est d’ailleurs un engagement fort de Bayer pour les prochaines années : diminuer la complexité des décisions à prendre par le producteur en proposant une offre complète de services adaptés, afin d’aller encore plus loin dans la mise en œuvre d’une agriculture durable

Movida, un OAD pour aider les viticulteurs à réduire le nombre de traitements sans réduire le niveau de protection

Movida® est un outil d’aide à la décision qui vous permet de prévoir les risques mildiou et oïdium à J et J+6, et d’économiser jusqu’à trois applications fongicides. Depuis plusieurs années, des techniques sont mises en place sur la vigne pour effectuer moins de traitements fongicides. L’outil d’aide à la décision Movida® répond à cet objectif. En permettant une réduction de l'Indice de fréquence des traitements de 27%, il est officiellement reconnu CEPP (Certificat d’Économie Produits Phytopharmaceutique).

Engagé dans le sens de la vigne

Le métier de viticulteur est appelé à se transformer, alors que la société est en attente de plus de respect de l’environnement, de la santé des Hommes et de transparence sur les méthodes de production. Le magazine Le Sens de la vigne a été créé pour accompagner les viticulteurs dans cette transition, en se faisant le relais de sujets et d’initiatives qui donnent des pistes sur la manière de s’adapter aux changements : HVE, biocontrôle, biodiversité, outils d’aide à la décision...

Avec les cultures sous serre, l’arboriculture et les cultures légumières ont été parmi les premiers secteurs agricoles à bénéficier des solutions en biocontrôle. Aujourd’hui, par exemple, 70% des surfaces de vergers sont protégés par des techniques de confusion sexuelles, qui utilisent des phéromones, ces messages hormonaux qu’utilisent les insectes pour communiquer, pour perturber la reproduction des insectes en dispersant de « faux » messages.

Rhapsody®, le partenaire biocontrôle en fin de programme

Composé de Bacillus subtilis souche QST 713, une bactérie d’origine naturelle, Rhapsody® présente un large spectre d’activité sur des maladies fongiques et bactériennes, dont les monilioses des fruits à noyau. Sa performance se mesure non seulement sur le nombre de fruits sains récoltés mais aussi sur leur durée de conservation. Ce biocontrôle est à utiliser en programme avec Luna® Expérience pour une efficacité optimale.

Il s’intègre également dans les programmes de protection contre le feu bactérien des fruits à pépins et la stemphyliose sur poirier.

Rhapsody® s’intègre également dans les programmes de protection contre le botrytis des fraises et des tomates, le cavity spot de la carotte et les bactérioses des salades.

Rhapsody® présente 3 atouts-clés : 

  • Une production sécurisée
  • Une solution sans résidus pour répondre aux attentes sociétales et aux exigences filières
  • Une formulation liquide pour un emploi pratique et des conditions de stockage de 2 ans

Contre les mouches, méditerranéennes des fruits ou du brou du noyer, il existe une solution de biocontrôle

Pour lutter contre les mouches, Decis® trap est une solution de biocontrôle utilisable en agriculture conventionnelle et en agriculture biologique.

  • Decis trap® MB permet de contrôler par piégeage la mouche du brou du noyer.
  • Decis® trap MED permet de contrôler par piégeage la mouche méditerranéenne causant des dégâts importants en pêcher, agrumes et pommier. 

Decis® trap est un piège composé d’une partie basale contenant les attractifs spécifiques du ravageur ciblé et d’un couvercle enduit de deltaméthrine sur sa face interne. Les pièges attirent les insectes, qui sont neutralisés au contact du couvercle.