« Jour de maïs 2018 » : des solutions pour un désherbage durable et rentable

« Jour de maïs 2018 » s’est tenu le 21 juin à Lyon autour de la durabilité du désherbage. Cette journée, organisée par Bayer, a permis de faire le point sur l’ensemble des solutions à combiner pour prendre en compte la nouvelle donne. Des solutions qui, malgré les résistances, l’évolution de la réglementation et les exigences environnementales et sociétales, optimisent de manière durable le revenu de l’agriculteur.

Le désherbage du maïs est confronté à de nouvelles exigences. Guillaume Ferrer, chef marché maïs chez Bayer, l’a rappelé en introduction du « Jour de maïs 2018 », organisé le 21 juin à Lyon : « La durabilité du désherbage maïs est un enjeu majeur pour le revenu de l’agriculteur. Sans désherbage, jusqu’à 1 000 € de produit brut à l’hectare peuvent être perdus. Or les règles changent et nécessitent une nouvelle approche. La vision du désherbage maïs que Bayer souhaite partager prend en compte les résistances aux herbicides, une réglementation toujours plus restrictive et une pression environnementale et sociétale croissante. »

Nouveaux enjeux à prendre en compte

Tout au long de la journée, en salle puis en visite d’essais, les 145 participants, pour la plupart des agriculteurs, distributeurs et prescripteurs ont pu constater que les solutions à ces challenges existent déjà, qu’elles doivent être adaptées à chaque système de production, avec un raisonnement économique à mettre en œuvre au niveau de l’exploitation.

La matinée a permis à quatre experts de présenter respectivement les enjeux liés :

  • Aux évolutions réglementaires,
  • À la gestion quantitative et qualitative de l’eau,
  • Aux questions techniques actuelles.

Jérôme Pierrard, responsable département agriculture durable chez Bayer, a fait le point sur les aspects réglementaires, qui prennent l’ascendant sur l’optimum technique des produits et réduisent la facilité de leur utilisation. Il a mis en avant la nécessité d’adapter les pratiques agronomiques et d’aménager les parcellaires pour conserver une diversité suffisante de solutions.

Gilles Espagnol, responsable nationale filière maïs chez Arvalis, a montré combien les besoins en irrigation vont augmenter, même si le maïs représente l’une des céréales qui nécessite le moins d’eau pour fabriquer un kilo de grain. Les progrès génétiques et des semis de variétés précoces réalisés tôt constitueront des recours utiles. Gilles Espagnol est également intervenu sur les solutions à mettre en œuvre pour maîtriser les risques de transferts de produits phytosanitaires vers les milieux aquatiques. Ces solutions, qui sur chaque exploitation émergent d’un diagnostic dédié et sont adaptées en collaboration avec l’agriculteur, ont trait à l’aménagement du paysage et du parcellaire, à l’amélioration des pratiques culturales, à une réflexion sur la période d’application et à l’adaptation des traitements.

Céline Ballesteros, ingénieur stewardship environnement chez Bayer, a présenté les résultats de l’expérimentation menée sur le bassin versant de Doazit. Ces résultats révèlent que l’adaptation des pratiques agronomiques et l’aménagement du parcellaire deviennent indispensables à tous niveaux. Le raisonnement doit s’effectuer à l’échelle du territoire : parcelle, exploitation, bassin versant. Les solutions sont à adapter au territoire et aux filières locales. La gestion des pollutions ponctuelles demeure une priorité.

Stéphane Bonnissol, responsable technique maïs chez Bayer, a détaillé les enjeux techniques et les solutions liés aux désherbage maïs. L’agronomie doit revenir au cœur des préoccupations herbicides, à l’échelle de la parcelle, de la rotation, en fonction des flores rencontrées et en variant au maximum les modes d’actions herbicides.

« La complexification des flores adventices et l’évolution des résistances sont à surveiller de près, d’autant qu’aucun nouveau mode d’action n’est attendu dans les 5 ans à venir. Désherber tôt est rentable. »

Stéphane Bonnissol
Responsable technique maïs chez Bayer

S'adapter en combinant les solutions

Cinq maïsiculteurs sont ensuite venus présenter, lors d’une table ronde, leurs capacités d’adaptation à ces différents enjeux. Les échanges ont mis en avant l’absence de schéma unique et la nécessité d’adapter les systèmes de production à chaque exploitation. Avec un trait commun : rien ne se fait sans prise de risque ou sans challenger ses pratiques.

L’après-midi, les participants ont visité la plateforme EARL des Bruyères à Saint Priest et ont ainsi pu faire le point, au champ, des évolutions actuelles et futures du désherbage maïs. Trois pôles présentaient respectivement les solutions relatives au désherbinage, au digital farming et enfin à la prise en compte de la biodiversité, du voisinage et de la sécurité de l’utilisateur.