La recherche mobilisée pour améliorer les connaissances et mieux appréhender les risques fusarioses et mycotoxines

Dernière mise à jour le 20/05/2013

Friedrich Kerz-Moehlendick, Responsable support produit et projet pour la recherche Bayer, travaille au centre de recherche de Monheim en Allemagne. Pour lui, la recherche va bien au-delà de la mise au point de formulations. Elle porte aussi sur l'amélioration des connaissances, la création d'outils et de services afin de mieux appréhender le développement des différentes espèces de fusarioses. Explications.

Bayer développe de nombreuses activités de recherche et développement dédiées à la fusariose. Ces travaux ont débuté à la fin des années 1980 avec la découverte de l’efficacité du tébuconazole contre cette maladie. Malgré les progrès de la science pour protéger les cultures, les contaminations des grains par les mycotoxines demeurent problématiques. Si la réglementation porte actuellement sur les teneurs en mycotoxines DON dans les grains, elle pourrait bientôt s’étendre aux toxines T2 et HT2.

   

Bon à savoir

Les principales espèces affectant la qualité des semences sont Fusarium spp et Microdochium spp. Puisque le champignon contamine l’embryon, semer des graines infectées par Fusarium spp engendre une perte de vigueur de la plante et réduit la levée. Fusarium spp produit des grains partiellement “ratatinés” et plus légers, Microdochium spp contamine le germe sans modifier le poids.

  

Cartographie Fusariose, pour mieux suivre l’évolution de la maladie

Depuis la mise en place de la Carto Fusa, les ingénieurs techniques de Bayer suivent en moyenne 400 parcelles d’agriculteurs, implantées dans toutes les régions céréalières. Ils ont pour objectif d’étudier le développement des maladies de l’épi, de la floraison à la récolte. Les analyses portent aussi sur les teneurs en mycotoxines DON dans les grains récoltés du témoin des parcelles traitées avec Prosaro® ou Kestrel® et des parcelles “programme agriculteur”. Si cette cartographie identifie depuis 1997 des niveaux de contaminations variables, le risque Fusarium spp est toujours présent en France : “le climat est le principal facteur qui va favoriser le développement des fusarioses”, témoigne Robert Canales, Responsable technique fongicides céréales.

Toutefois le potentiel d’infection peut être abaissé à l’aide des pratiques agronomiques : enfouissement des résidus, rotation, choix des variétés…

Pour en savoir plus sur cette thématique contactez Bayer Service Infos

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