Plateforme Herb’Innov 2017 : la rotation des cultures au cœur du raisonnement du désherbage

Articulé autour d’interventions de spécialistes et de visites d’essais, Herb’Innov est le rendez-vous annuel de Bayer dédié au désherbage céréales. L’édition 2017, organisée les 30 et 31 mai à Marne-la-Vallée, a mis en avant la pluralité des solutions et l’importance de leur combinaison, notamment dans le cadre de rotation des cultures.

Pour la 3e édition, 400 agriculteurs, distributeurs et prescripteurs ont participé aux journées de visites de la plateforme Herb’Innov

L’objectif était d’échanger, en plénière et au champ, autour des problématiques globales de désherbage et de partager les expertises pour faire face aux nouveaux enjeux d’efficacité et de durabilité. Cette édition s’inscrit dans la nouvelle démarche Capital Propreté Parcelles initiée en 2016 et qui prône le partage d’expérience.

Au programme de ces deux journées, une réunion plénière le matin sur la thématique de la rotation dans le raisonnement du désherbage, avec les interventions de :

  • Donato Loddo, de l’Université de Padou, qui a offert un éclairage sur le phénomène de résistance en Italie.
  • Jean-François Ouvry, directeur de l’AREAS (Association de recherche sur le ruissellement, l’érosion et l’aménagement des sols), qui a abordé la thématique des transferts de produit via le ruissellement. La prise en compte des enjeux eaux dans le raisonnement du désherbage étant aujourd’hui essentielle.
  • Guillaume Ferrer, chef marché herbicide maïs chez Bayer, qui a mis l’accent sur les solutions de désherbage alternatif sur la culture du maïs.
  • 6 agriculteurs qui ont apporté leur témoignage sur leur stratégie de désherbage.

La plénière a été suivie d’une visite de la plateforme d’essais pluriannuelle implantée en maïs et céréales sur l’exploitation de Julien Levesque en forte infestation de ray-grass. Les participants ont pu découvrir l’intérêt de la combinaison des leviers non-chimiques (labour, décalage de date de semis, faux-semis, désherbage mécanique…) et chimiques (diversification des modes d’actions) dans la rotation.

« Les moyens d’agir sont nombreux et doivent tous être mobilisés en fonction des spécificités de chaque parcelle et du territoire dans lequel elle se trouve. La diversité des leviers est la clé. »

Donato Loddo
de l’Université de Padou

Les essais en micro-parcelles valident ce postulat. Et Sarah Fatmi, animatrice commerciale et technique chez Bayer, ajoute « Miser uniquement sur les rotations, sur l’agronomie ou la chimie ne suffit pas. Le message est clair et unanime : la combinaison des leviers est la solution. »

Et le mot de la fin à un participant, agriculteur de Haute-Garonne : « En l’absence de réponse automatique, le bon sens et le raisonnement sont indispensables ! »