Les carabes, un atout pour l’agriculture : mieux les connaître pour mieux les préserver

Dernière mise à jour le 04/09/2017

La préservation des insectes auxiliaires de cultures pour optimiser le contrôle des ravageurs fait partie de nos préoccupations. C'est en ce sens que nous réalisons des inventaires de biodiversité sur nos fermes de références. En effet, pour préserver la biodiversité, il faut avant tout la connaître.

Qui sont les carabes ?

Les carabes sont des insectes coléoptères considérés comme auxiliaires des cultures car ils consomment des organismes nuisibles (pucerons, limaces, larves d'insectes...).

Descriptif

• Coléoptères
• L’adulte se caractérise par des mandibules proéminentes et un trochanter
• Des tailles très variées, de quelques mm à plusieurs cm
• Les larves vivent dans le sol
• 2 périodes de reproduction selon les espèces : le printemps et l’automne

Auxiliaires des cultures

Majorité de carabes prédateurs
• Carnivore à l’état larvaire
• Omnivore à l’état adulte

Nourriture des adultes en fonction de leur taille
• grands (> 15 mm) : limaces, escargots, pucerons…
• moyens (5-15 mm) : pucerons, thrips, larves d’arthropodes…
• petits (< 5 mm) : acariens, oeufs d’arthropodes…

➜ Ils consomment chaque jour l’équivalent de leur poids en proie.

Connaître l'abondance des carabes et leur diversité par région et par système de cultures est un préalable indispensable pour les préserver et les favoriser (changement des pratiques agricoles, aménagements...).

C’est dans cette optique qu’une étude a été menée en 2014 dans 5 de nos fermes de références.

Objectifs de l’étude

  • Réaliser un inventaire des espèces de carabes présentes dans plusieurs agrosystèmes
  • Mettre en relation l’influence du paysage et des pratiques agricoles sur les populations de carabes

Dispositif

  • 400 pots Barber
  •  50 parcelles

Premiers résultats

  • Au total, 160 espèces différentes de carabes ont été recensées soit environ 16% des espèces présentes en France.
  • De nombreuses espèces remarquables ont été identifiées.

Par exemple, 21 espèces - dont six rares qui n’avaient jamais été mentionnées en Eure-et-Loir - ont été trouvées sur la ferme d’Houville-la-Branche (28).

Autre exemple : Nebria salina est l’espèce majoritaire (6 276 individus, 63 % de la population) sur la ferme de Gerland (21) alors qu’elle n’avait plus été trouvée en Côte-d’Or depuis au moins 1990.

 

Les résultats de cette étude sont encourageants et motivants pour les agriculteurs qui pourront mettre en place sur leurs exploitations, des actions pour favoriser, encore plus, les carabes.

Bénédicte Laborie

À propos de l'auteur
Bénédicte Laborie
Experte biodiversité et abeilles



"Les résultats  de l'étude menée en 2014 dans 5 de nos fermes de référence soulignent, contrairement aux idées reçues, que le milieu agricole abrite des communautés abondantes et diversifiées de carabes dont certaines espèces rares. De plus, cette étude a permis d’illustrer les connaissances sur les facteurs favorisant les populations de carabes : techniques culturales simplifiées, rotation ou encore aménagements…"


Pour en savoir plus sur cette thématique contactez Bayer Service Infos

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